5-8 COP
coefficient de performance le plus élevé du panel PAC résidentiel, grâce à l'eau souterraine à température constante.
10 °C
température moyenne de l'eau d'une nappe phréatique tout au long de l'année, indépendamment du climat extérieur.
100 m
profondeur typique des forages verticaux d'une PAC eau-eau, déclaration DREAL obligatoire au-delà de 10 m.
11 000 €
forfait MaPrimeRénov' maximal sur PAC géothermique (capteurs ou nappe) pour les foyers très modestes en 2026.
Sources : ADEME, France Rénov', code minier (forages).
Comparatif

PAC eau-eau vs air-eau vs air-air

L'eau-eau est la PAC de référence quand on cherche la performance maximale et qu'on dispose d'une nappe phréatique exploitable. À budget équivalent à une rénovation lourde fioul, elle ramène la facture de chauffage au niveau le plus bas. À l'inverse, sur un logement standard sans nappe, l'air-eau reste la techno mainstream.

Critère PAC eau-eau PAC air-eau PAC air-air
Source captéeNappe phréatiqueAir extérieurAir extérieur
COP typique5 à 84 à 53 à 4
Prix pose comprise15 000 à 25 000 €10 000 à 18 000 €5 000 à 10 000 €
Performance climat froidExcellente (stable)Bonne (chute sous -5 °C)Médiocre (chute dès 0 °C)
InstallationLourde (forages + DREAL)Facile (2-4 jours)Très facile (1-2 jours)
ECSOuiOuiNon
Toutes aides ÉtatOuiOuiNon (CEE seul)
Fourchettes de prix marché français en 2026 — à confirmer en demandant des devis adaptés à votre logement.
Avis

Avantages et inconvénients de la PAC eau-eau

Le bilan global est techniquement excellent en climat froid ou continental — la PAC eau-eau s'impose comme la technologie de référence en montagne. Les freins concernent l'investissement initial et la complexité administrative.

Avantages
  • Performance maximale (COP 5 à 8) toute l'année
  • Eau souterraine à 10 °C constant : pas de chute en hiver
  • Excellente en climat froid ou montagneux
  • Production d'eau chaude sanitaire intégrée
  • Possible en mode réversible (climatisation)
  • Éligible à toutes les aides (MPR, CEE, Éco-PTZ, TVA 5,5 %)
  • Durée de vie longue (20 à 25 ans)
Inconvénients
  • Investissement initial élevé (15 000 à 25 000 €)
  • Démarches administratives lourdes (DREAL, DDAF, mairie)
  • Nappe phréatique accessible obligatoire (étude hydrogéologique)
  • Terrain requis pour les forages (50 à 200 m² selon technique)
  • Chantier long (3 à 6 mois entre étude et mise en service)
  • Non rentable sans MaPrimeRénov' + CEE
Installation

Installer une PAC eau-eau : étapes et démarches

L'installation d'une PAC eau-eau dure typiquement 1 à 2 semaines de chantier effectif, précédées de 3 à 6 mois d'études et de démarches administratives. Comptez 6 à 9 mois entre le démarrage du projet et la mise en service.

Étape 1

Étude hydrogéologique

Vérifier la présence d'une nappe phréatique exploitable, sa profondeur, son débit, sa qualité chimique. Réalisée par un bureau d'étude spécialisé : 1 500 à 5 000 €.

Étape 2

Démarches administratives

Déclaration DRIRE pour forage > 10 m, DREAL pour prélèvement nappe, DDAF si prélèvement rivière, déclaration préalable de travaux en mairie. 1 à 3 mois d'instruction.

Étape 3

Forages

Deux forages obligatoires : un puits de puisage et un puits de restitution (l'eau prélevée est rendue à la nappe à la même température). Profondeur typique 50 à 100 m.

Étape 4

Pose de l'unité intérieure

Module hydraulique en garage ou sous-sol. Raccordement au circuit de chauffage existant (radiateurs basse T ou plancher chauffant), tableau électrique, sonde extérieure.

Étape 5

Charge du fluide + tests

Chargement du fluide frigorigène, tests d'étanchéité, calibrage de la régulation, mise en service par un installateur RGE QualiPAC.

Étape 6

Abonnement adapté

Une PAC eau-eau demande typiquement 9 à 12 kVA, parfois 18 kVA. Voir l'abonnement adapté + option HC/HP.

Toutes les autorisations en un coup d'œil
DRIRE : forage > 10 m de profondeur. DREAL : prélèvement dans une nappe phréatique. DDAF : prélèvement dans un cours d'eau. Mairie : déclaration préalable de travaux. Tous les détails sur la page autorisations PAC.
Aides 2026

Quelles aides pour une PAC eau-eau ?

La PAC eau-eau cumule toutes les aides nationales, avec des forfaits MaPrimeRénov' parmi les plus élevés du panel rénovation. Avec un foyer aux revenus très modestes, le reste à charge sur une installation à 20 000 € peut tomber à 4 000-7 000 € finançables en Éco-PTZ.

Dispositif Montant maximal Condition clé
MaPrimeRénov'Jusqu'à 11 000 €Foyer très modeste, RGE QualiPAC
Coup de pouce CEE2 500 à 5 000 €Remplacement chaudière fioul/gaz
Prime CEE classique500 à 1 500 €Tous foyers
TVA réduite5,5 % (au lieu de 20 %)Logement > 2 ans, RGE
Éco-PTZJusqu'à 50 000 €3 postes ou plus, à 0 %
Aides collectivitésVariableSelon région/département
Aides en vigueur en Septembre 2026. Sources : France Rénov', ANAH, code général des impôts.
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11 000 €
d'aides MPR cumulables
Entretien

L'entretien d'une PAC eau-eau

L'entretien d'une PAC eau-eau est obligatoire tous les 2 ans pour les équipements entre 4 et 70 kW (décret 2020-912). Au-delà de l'obligation, l'entretien préserve les performances exceptionnelles (le COP peut chuter de 20 % sans entretien) et la durée de vie longue (20 à 25 ans typiques).

Coût

Contrat d'entretien biannuel

Environ 200 € TTC par an avec un chauffagiste agréé. Inclut le contrôle d'étanchéité, l'inspection des câbles et conduits, le Contrôle des Critères Techniques d'Éligibilité (CCTE) requis pour conserver les aides.

À surveiller

Pression du circuit

Entre 1 et 1,5 bar sur le manomètre du module hydraulique. Au-delà ou en dessous, intervention pro recommandée. Vérification visuelle tous les 2 à 3 mois.

À surveiller

État des forages

Le bureau d'étude initial recommande généralement une inspection des forages tous les 5 à 10 ans pour détecter l'encrassement ou la corrosion des tubes (~300 à 800 €).

Comparateur

Air-air vs air-eau vs eau-eau : laquelle est la plus rentable ?

L'eau-eau coûte le plus cher à l'installation (20 000 € médian), mais son COP saisonnier de 6 ramène la facture annuelle au plus bas. Voyez par vous-même à partir de combien d'années elle redevient compétitive face aux 2 autres technos.

Comparateur
Air-air vs air-eau vs eau-eau : facture et rentabilité
30 sec
1
Votre logement

PAC air-air →

Pas d'ECS · non éligible MPR

COP saisonnier 3
Conso/an  kWh
Facture/an  €
Prix pose comprise 7 500 €
Aides typiques 800 €
Reste à charge 6 700 €
Économies/an
vs chauffage élec direct
 €
Rentabilité  ans

PAC air-eau →

ECS incluse · toutes les aides

COP saisonnier 4
Conso/an  kWh
Facture/an  €
Prix pose comprise 12 000 €
Aides typiques 7 500 €
Reste à charge 4 500 €
Économies/an
vs chauffage élec direct
 €
Rentabilité  ans

PAC eau-eau

COP record stable · forages requis

COP saisonnier 6
Conso/an  kWh
Facture/an  €
Prix pose comprise 20 000 €
Aides typiques 11 000 €
Reste à charge 9 000 €
Économies/an
vs chauffage élec direct
 €
Rentabilité  ans
Calcul indicatif comparant les 3 PAC face à un chauffage électrique direct de référence (106 kWh/m²/an — ADEME, isolation standard, modulée selon le niveau d'isolation). Conso PAC = conso élec direct / COP saisonnier (SCOP) : air-air ={3, air-eau ={4, eau-eau =6. Prix kWh élec : TRV Base 6 kVA à 0,2001 €/kWh (2026-08-01). Prix install et aides : ordres de grandeur marché 2026, à confirmer par devis et selon vos revenus pour MaPrimeRénov'.

Questions fréquentes sur la PAC eau-eau

Trois conditions cumulatives : (1) une nappe phréatique présente à profondeur raisonnable (généralement  < 100 m), (2) un débit suffisant (la PAC pompe et restitue plusieurs m³/h), (3) une autorisation administrative (DRIRE, DREAL). Une étude hydrogéologique par un bureau spécialisé (1 500 à 5 000 €) tranche la faisabilité avant tout engagement. En zone urbaine dense ou loin d'une nappe exploitable, la PAC air-eau reste préférable.

Comptez 20 à 25 ans en usage normal avec un entretien biannuel, soit nettement plus que les autres technos PAC (15-20 ans typiques). L'eau souterraine à température constante préserve le compresseur des cycles de marche/arrêt brutaux. Les forages, eux, sont quasi-éternels (50+ ans) — seul le module hydraulique intérieur peut nécessiter un remplacement majeur après 20-25 ans.

La PAC eau-eau utilise généralement deux forages verticaux (50 à 100 m de profondeur)
un puits de puisage et un puits de restitution dans la même nappe. Les capteurs horizontaux (sur 60 à 120 cm de profondeur) sont plutôt utilisés pour les PAC sol-eau (autre famille géothermique) — ils nécessitent une grande surface de terrain (1,5 à 2 fois la surface chauffée) mais coûtent moins cher en forage. Votre installateur RGE QualiPAC oriente vers la meilleure technique selon le terrain.

Calcul par la formule des déperditions : volume × coefficient de construction × ΔT. Exemple sur une maison RT 2012 (coef 0,7), 250 m³ à chauffer, ΔT 26 °C (20 intérieur, -6 extérieur) : 250 × 0,7 × 26 = 4 550 W de puissance utile. En pratique, comptez 3 à 8 kW pour 100 m², 8 à 17 kW pour 150-200 m². L'installateur RGE QualiPAC précise le dimensionnement lors de l'étude thermique préalable.

Oui, c'est même son principal atout. Contrairement aux PAC aérothermiques (air-eau, air-air) dont les performances chutent sous -5 °C, la PAC eau-eau puise dans une nappe phréatique à ~10 °C constants toute l'année. Son COP reste donc stable même par -20 °C extérieur. C'est la techno de référence en montagne, en zone continentale rigoureuse (Lorraine, Alsace, Auvergne) ou pour les climats à températures négatives prolongées.

Une PAC eau-eau pour 150 m² consomme typiquement 1 500 à 2 500 kWh/an seulement (vs 7 000-10 000 kWh pour un chauffage électrique direct). L'enjeu est plus modeste mais reste significatif. Pour optimiser : passer en heures pleines / heures creuses si la PAC tourne en HC, ou en Tempo si le profil de conso le permet. Comparer aussi via le comparateur d'offres : 80 à 200 €/an d'économies typiques.