Evolution prix du gaz en France : historique 2005 - 2024

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En mai 2024, le prix du gaz est de  0,0894 € par kWh en France, selon le prix repère publié par la CRE. Les prix du gaz sont à la baisse depuis le début de l'année, malgré la hausse des composantes de transport et de stockage. Les prix du gaz sur le marché de gros continuent aussi leur baisse.

Evolution du prix de 100 kWh d'électricité et de gaz naturel - Source : Ministère de la Transition Écologique (SDES) Graphique : Selectra

  • 🔥 L’essentiel à retenir :
  • Le tarif réglementé du gaz, qui était le tarif de référence pour les consommateurs français, a été supprimé le 30 juin 2023. Le prix de référence gaz est désormais le prix repère publié par la CRE.
  • Le prix du gaz moyen au 21 mai 2024 est de 0,0894 €, au tarif du prix repère.
  • Le 20/05/2024, le prix du MWh de gaz en France sur le marché PEG est de 31.845 €/MWh pour la période Juillet 2024. En comparaison, il s'élevait à 31.845 €/MWh le 20/05/2024.
  • En janvier 2024, le prix du gaz augmente d'environ 10% rien qu'à cause de la hausse des taxes.

💰 Quel est le prix du gaz en mai 2024 ?

Le prix repère de vente du gaz naturel est de 0,0894 €/kWh en mai 2024 (pour une consommation annuelle de 10000 kWh de gaz en B1 zone tarifaire 1). Ce prix varie selon votre zone tarifaire. Voici la grille tarifaire du prix repère au 21 mai 2024 :

Grille tarifaire de l'offre Prix Repère Gaz de la CRE par CRE
CRE Abonnement annuel (€/an) Zone 1 (€/kWh) Zone 2 (€/kWh) Zone 3 (€/kWh) Zone 4 (€/kWh) Zone 5 (€/kWh) Zone 6 (€/kWh)
0 - 6000 kWh/an 102.96 € 0.1106 € 0.1106 € 0.1106 € 0.1106 € 0.1106 € 0.1106 €
6000 - 300 000 kWh/an 257.16 € 0.0894 € 0.0885 € 0.0891 € 0.0897 € 0.0903 € 0.0909 €

Prix en € TTC du Prix Repère Gaz de la CRE de la CRE à jour au 21/05/2024

Connaitre le prix du gaz dans ma commune

  • Ambléon (01300)
  • Ambronay (01500)
  • Ambutrix (01500)
  • Ambérieu-en-Bugey (01500)
  • Ambérieux-en-Dombes (01330)
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Comment évoluent les prix du gaz pour les entreprises ?

Pour un client professionnel (entreprise et industriel), le prix du gaz a aussi fortement augmenté. Le prix moyen hors TVA payé par les entreprises françaises a atteint 42 €/MWh PCS en 2021 (son niveau le plus haut depuis 2007). Selon le ministère de la Transition énergétique, le prix HTT du gaz a augmenté de 1,6 % par an en moyenne en dix ans pour les entreprises.

📈 Quelles sont les augmentations du prix du gaz prévues en 2024 ?

Hausse des prix du gaz en juillet 2024 ?

Une hausse des prix du gaz est annoncée pour juillet 2024. On parle d'une hausse entre +5,5 % (pour les foyers chauffés au gaz) et +10,4 % (pour les profils eau chaude/cuisson). Sur les factures des ménages, ce serait donc une hausse de :

  • + 7,3 € TTC par mois sur la facture totale des ménages chauffés au gaz ;
  • + 2,2 € TTC par mois sur la facture totale des profils eau chaude/cuisson.

Cette hausse serait liée à la baisse de la consommation de gaz en France. Selon Emmanuelle Wargon, malgré la baisse de la consommation, on utilise et entretient toujours les mêmes tuyaux de gaz. Il faut donc diviser les dépenses par un volume de consommateurs en baisse, ce qui justifie que les budgets soient plus importants par consommateur.

La Présidente de la CRE précise aussi que cette hausse des prix et cette baisse de consommation vont profiter à la transition énergétique. Le prix du gaz pour les quatre prochaines années a été calculé de manière à inclure tous les investissements nécessaires pour le biométhane.

Baisse sur le marché de gros depuis le début de l'année

Le marché de gros s'est stabilisé, ce qui devrait aussi stabiliser les prix du gaz. C'est d'ailleurs pour cela que l'on remarque une baisse de 4,66 €/MWh ou 0,0046 € / kWh sur le prix repère gaz publié par la CRE pour mars 2024. Cela poursuit la baisse de 1.39 % de février 2024.

Globalement, le prix repère gaz est en baisse depuis décembre :

  1. Une baisse de 18 % entre décembre 2023 et mars 2024 sur le prix du kWh HT, passant de 96,23 €/MWh à 78,94 €/MWh ;
  2. Une baisse de 9 % entre décembre 2023 et mars 2024 sur le prix du kWh TTC, passant de 125,91 €/MWh à 114,76 €/MWh, en tenant compte de la hausse de 8 €/MWh de la TICGN intervenue en janvier 2024.

Evolution du prix en c€/kWh hors taxes. L'évolution du prix du kWh a un impact sur la partie variable de la facture de gaz naturel. Elle ne prend pas en compte l'évolution potentielle de l'abonnement et des taxes (voir méthodologie). Ici sont comparées les évolutions des prix sur : les tarifs réglementés ; la moyenne de l'ensemble des offres de marché disponibles à la souscription ; la moyenne des 10 % des offres les plus chères du marché disponibles à la souscription ; la moyenne des 10 % des offres les moins chères du marché disponibles à la souscription.

Cependant, on pourra s'attendre à d'autres augmentations tout au long de l'année 2024, d'abord à cause de la fin progressive du bouclier tarifaire. Pour rappel, cette mesure était mise en place pour geler les tarifs de l'énergie et protéger les consommateurs de fortes hausses. D'autre part, la hausse du tarif d'acheminement du gaz aura également un impact sur les factures finales du consommateur. Depuis le 1er janvier 2024, la taxe intérieure de consommation sur le gaz naturel, désormais appelée accise sur le gaz, a quasiment doublé, passant de 8,37 € / MWh à 16,37 € / MWh.

L'accise sur le gaz, pour rappel, représente plus de 10 % de la facture d'un consommateur :

Sur la base du Prix Repère Gaz de la CRE - À jour en mai 2024 - Graphique : Selectra

Février 2024 : baisse de -1,39 %

La CRE annonce une baisse de -1.39 % sur le prix repère, qui passe donc à 0,0894 €. Cette baisse devait initialement être d'environ 12 %, mais elle a été quasiment annulée par la hausse des tarifs d'acheminement du gaz.

Avec le retrait du bouclier tarifaire, l'accise sur le gaz fait face à un rattrapage et passe à 16,37 € / MWh. Ce tarif correspond au plafond autorisé par la loi de finances 2024. Pour les consommateurs, cela se traduit par une hausse de 96 à 174 € par an sur leurs factures d'énergie.

Impact de la hausse de l'accise sur le gaz selon les villes
VilleConsommation moyenne par foyer et par anHausse sur la facture
Brest6,1 MWh+ 99,86 €
Clermont-Ferrand7,5 MWh+ 122,77 €
La Rochelle6,6 MWh+ 108,04 €
Lille8,8 MWh+ 144,06 €
Paris10,6 MWh+ 173,52 €
Rouen8,3 MWh+ 135,87 €
Strasbourg8,3 MWh+ 135,87 €

Source : Ekwateur.

Janvier 2024 : augmentation de +5,20 %

Entre décembre et janvier 2024, on remarque une hausse d'environ 5.20 % sur le prix du gaz pour les foyers ayant une consommation de type chauffage. En raison de la stabilité des prix sur le marché de gros, la part variable hors taxes avait diminué de 0.003 €/kWh (précisément 3,46 €/MWh).

En revanche, la part variable toutes taxes comprises (TTC) a augmenté de 0.005 € / kWh, en raison de la modification du niveau de la Taxe Intérieure sur la Consommation de Gaz Naturel (TICGN) au 1er janvier 2024.

Graphique: selectra.info - Source: Légifrance

Les solutions pour éviter la hausse des prix

💹 Évolution des prix de la molécule de gaz en 2023

Evolution des prix du gaz entre juin et décembre 2023
 Prix repèreEvolution (par rapport au mois précédent)
Juin 20230.0945 €-
Juillet 20230.0819 €-13.33%
Août 20230.0840 €+2.57%
Septembre 20230.0822 €-2.14%
Octobre 20230.0932 €+13.40%
Novembre 20230.0978 €+4.93%
Décembre 20230.1041 €+6.46%

Source : CRE (prix moyen du prix repère pour les consommations de type chauffage)

Décembre 2023 : augmentation de + 6.46 % sur le prix du Gaz

Avec la publication du Prix Repère du Gaz, la CRE a annoncé une augmentation du prix du gaz à hauteur de + 6.46 % pour décembre 2023. Plus précisément, la part variable hors taxe augmente de 5,18 € / MWh.

Variation du prix repère gaz de la CRE entre novembre et décembre 2023
 Novembre 2023Décembre 2023Évolutions (%)
Prix TTC moyen pour foyer cuisson/eau chaude au gaz0,1207 €/kWh0,1269 €/kWh+ 5,14 %
Part TTC moyen pour foyer chauffage au gaz0,0978 €/kWh0,1040 €/kWh+ 6,34 %

Novembre 2023 : hausse de + 4.93 % sur le prix du Gaz

Avec l'arrivée de l'hiver, la CRE annonce une nouvelle hausse du prix du gaz à hauteur de + 4,93 %. Il ne s'agit pas d'un nouvel épisode d'inflation. La hausse des prix est due à la remontée des prix de gros du gaz observée en automne 2023.

Avec cette augmentation du prix repère, la part variable hors taxes (HT) d’un consommateur type cuisson/eau chaude et chauffage augmente de 3,98 €/MWh entre octobre et novembre 2023.

Variation du prix repère gaz de la CRE entre octobre et novembre 2023
 Octobre 2023Novembre 2023Évolutions (%)
Prix TTC moyen pour foyer cuisson/eau chaude au gaz0,1131 €/kWh0,1207 €/kWh+ 6,72 %
Part TTC moyen pour foyer chauffage au gaz0,0932 €/kWh0,0978 €/kWh+ 4,93 %

Octobre 2023 : une forte augmentation de + 13.40 %

Après une légère diminution en septembre 2023, le prix repère du gaz publié chaque mois par la CRE a connu une augmentation importante en octobre 2023. En effet, la CRE a indiqué lors de la publication de son indice une augmentation de + 13.40 % sur le prix du gaz, avec un prix de l'abonnement stable.

Cette augmentation est toujours justifiée par la remontée des prix sur les marchés de gros après une période de diminution du prix du gaz durant le printemps et l'été 2023. Cette augmentation sur les marchés est en partie influé par les mouvements de grève qu'ont connu les sites gaziers en Australie.

Bien que l'Europe n'achète pas directement du gaz à l'Australie, ces mouvements de grèves ont entrainé une baisse de production et des pénuries sur les marchés asiatiques. Les acteurs se sont alors tournés vers les producteurs de gaz qui alimentent l'Europe, créant ainsi une augmentation de la demande qui a pour effet de faire augmenter les prix en Europe indirectement. Cependant, malgré cette hausse, le prix du gaz reste toutefois inférieur à l'ancien tarif réglementé de juin dernier.

Variation du prix repère gaz de la CRE entre septembre et octobre 2023
 Septembre 2023Octobre 2023Évolutions (%)
Prix TTC moyen pour foyer cuisson/eau chaude au gaz0,1051 €/kWh0,1131 €/kWh+ 7,61 %
Part TTC moyen pour foyer chauffage au gaz0,0822 €/kWh0,0932 €/kWh+ 13,40 %

Septembre 2023 : légère baisse de -2,14 % sur le prix du Gaz

Septembre 2023 marque une légère baisse sur le prix du gaz, par rapport au mois précédent.

Cette évolution s'explique notamment par une baisse du prix du gaz sur les marchés de gros. Ainsi, cette baisse du prix repère signifie que la part variable hors taxes (HT) d’un consommateur type cuisson/eau chaude et chauffage diminue de 1,56 €/MWh entre août et septembre 2023.

Variation du prix repère gaz de la CRE entre août et septembre 2023
 Août 2023Septembre 2023Évolutions (%)
Prix TTC moyen pour foyer cuisson/eau chaude au gaz0,1070 €/kWh0,1051 €/kWh- 1,78 %
Part TTC moyen pour foyer chauffage au gaz0,0840 €/kWh0,0822 €/kWh- 2,14 %

Août 2023 : première évolution du Prix repère

La part variable hors taxes (HT) d’un consommateur type cuisson/eau chaude et chauffage augmente de 1,76 €/MWh en août 2023.

Variation du prix repère gaz de la CRE entre juillet et août 2023
 Juillet 2023Août 2023Évolutions (%)
Prix TTC moyen pour foyer cuisson/eau chaude au gaz0,1048 €/kWh0,1070 €/kWh+ 2,1 %
Part TTC moyen pour foyer chauffage au gaz0,0819 €/kWh0,0840 €/kWh+ 2,57 %

Juillet 2023 : conséquences de la fin du tarif réglementé

Le Tarif Réglementé de Vente du Gaz a définitivement disparu le 30 juin 2023, laissant sa place de prix de référence sur le marché au Prix Repère du Gaz (le tarif réglementé de l'électricité proposé par EDF existe toujours pour les particuliers). Le Prix Repère de Gaz, fixé par la CRE, se compose d'un prix du kWh et d'un prix d'abonnement.

Toutefois, c'est un simple indicateur, et non une offre comme l'était le tarif réglementé de gaz. Il n'est donc pas possible d'y souscrire.

Globalement, les tarifs du prix de référence du gaz sont bien moins chers que ceux de l'ex-tarif réglementé de vente du gaz. Effectivement, par exemple, pour une option B1, le Prix Repère Gaz de juillet 2023 est 23 % moins cher que le tarif réglementé de vente du gaz de juin 2023. Cela est en partie dû au fait que le tarif réglementé de gaz avait été gelé par le bouclier tarifaire. Le tarif réglementé de vente du gaz n'avait donc pas suivi la baisse générale des tarifs du gaz qui s'est tenue durant les mois précédents sa disparition.

Abonnement mensuel en € TTC et prix du kWh en centimes d'euros TTC pour une consommation de 13000 kWh par an - À jour en mai 2024

Voici un tableau comparatif entre le tarif de référence du gaz et l'ex TRV gaz en juillet 2023.

Prix Repère Gaz vs. TRV Gaz au 1ᵉʳ juillet 2023
 Prix Repère de Vente de Gaz naturelTarif réglementé de vente du gaz
Classe de consommation (kWh/an)Base
(0-1000 kWh/an)
B0
(1001-6000 kWh/an)
B1
(6-30 MWh/an)
B2i
(30-300 MWh/an)
Base
(0-1000 kWh/an)
B0
(1001-6000 kWh/an)
B1
(6-30 MWh/an)
B2i
(30-300 MWh/an)
Abonnement annuel102.94 €102.94 €257.18 €257.18 €102.12 €102.12 €249.84 €249.84 €
Zone 1 (€/kWh)0.1048 €0.1048 €0.0805 €0.0805 €0.1284 €0.1284 €0.1035 €0.1035 €
Zone 2 (€/kWh)0.1048 €0.1048 €0.081 €0.081 €0.1284 €0.1284 €0.1042 €0.1042 €
Zone 3 (€/kWh)0.1048 €0.1048 €0.0817 €0.0817 €0.1284 €0.1284 €0.105 €0.105 €
Zone 4 (€/kWh)0.1048 €0.1048 €0.0822 €0.0822 €0.1284 €0.1284 €0.1057 €0.1057 €
Zone 5 (€/kWh)0.1048 €0.1048 €0.0827 €0.0827 €0.1284 €0.1284 €0.1064 €0.1064 €
Zone 6 (€/kWh)0.1048 €0.1048 €0.0833 €0.0833 €0.1284 €0.1284 €0.1071 €0.1071 €

Tarifs TTC du Prix Repère Gaz en juillet 2023 et du tarif réglementé de vente du gaz en juin 2023

Tarif de l'offre Gaz passerelle d'Engie

Indisponible à la souscription depuis novembre 2019, le tarif réglementé du gaz était pourtant encore l'offre d'environ 1/4 des Français (2,3 millions de foyers français) lors de sa disparition définitive le 30 juin 2023.

Dans l'objectif d'éviter toute interruption de fourniture de gaz, Engie a lancé l’offre de bascule Gaz Passerelle. Cette offre a permis au fournisseur de transférer par "acceptation tacite exceptionnelle" le 1ᵉʳ juillet 2023 tous les clients n'ayant pas fait de démarche pour changer d'offre ou de fournisseurs avant la fin du trv gaz.

L'offre Gaz Passerelle propose un tarif de [O7547_TTC_R45_Z41] €/kWh pour un logement chauffé au gaz.

Entre mars et juin 2023 : aucune évolution du tarif réglementé

Suite à la mise en place du gel des tarifs du gaz à travers le bouclier tarifaire, les prix du gaz n'ont pas évolué entre mars et juin 2023. Voici la courbe montrant les évolutions du prix du gaz sans le bouclier tarifaire :

Graphique: Selectra - Source: Selectra

Février 2023 : hausse de 15 % par rapport à janvier 2023

Afin de faire face à l'augmentation des prix de l'énergie sur les marchés internationaux, le gouvernement français a prolongé le bouclier tarifaire, plafonnant ainsi la hausse des tarifs du gaz à 15 %. Cette mesure a permis d'éviter une augmentation de 200 € par mois selon la CRE. Ainsi, pour les foyers qui se chauffent au gaz, cette augmentation représente environ 25 € supplémentaires par mois.

Pour un logement se chauffant au gaz, le montant annuel de la facture de gaz a augmenté de 15,3 % entre 2022 et 2023, passant ainsi de 1 453 € à 1 675 €.

Évolution de la facture annuelle de gaz entre 2022 et 2023
Classe de consommation20222023Évolution en pourcentage
Base (cuisson)171,10 €181,10 €+5.84 %
B0 (eau chaude)370,30 €409,20 €+10.50 %
B1 (chauffage)1 452,80 €1 675,10 €+15.30 %
B2i (collectivités)2 859,50 €3 343,40 €+16.92 %

📊 Évolution des prix du gaz en 2021-2022

En 2021 et 2022, la France a connu une hausse significative des prix du gaz, pour plusieurs raisons, dont la reprise économique post-Covid. La pandémie de Covid-19 a entraîné une réduction de la demande générale de gaz, en raison des mesures de confinement et de la baisse de l'activité économique. Cela a créé un déséquilibre entre l'offre et la demande, ce qui a conduit à une chute des prix.

Avec la reprise économique progressive, la demande de gaz a augmenté partout dans le monde. Les secteurs de l'industrie et de la production ont repris leurs activités, ce qui a entraîné une hausse de la demande énergétique, y compris celle du gaz. Forcément, forte demande = hausse des prix.

Parallèlement à cela, la guerre en Ukraine a joué un rôle dans la hausse des prix du gaz en France et en Europe. Les tensions entre la Russie et l'Ukraine ont entraîné des perturbations dans l'approvisionnement en gaz, avec des réductions des volumes livrés ou des interruptions temporaires. Cette situation a créé une incertitude sur les approvisionnements en gaz en Europe, ce qui a contribué à la hausse des prix. De plus, les prix du gaz sont indexés au cours du pétrole. Les tensions géopolitiques et les conflits avec la Russie, grande productrice de pétrole, a amplifié la hausse des prix du gaz.

À l'automne 2021, le gouvernement a annoncé la mise en place d'un bouclier tarifaire pour limiter l'impact de la hausse historique des prix de l'électricité et du gaz. L'objectif : protéger les consommateurs français qui avaient déjà vu leurs factures d'énergie atteindre des montants records depuis le début de l'hiver 2021. Pour le gaz, le bouclier tarifaire consiste en un gel des prix au niveau du 1ᵉʳ octobre 2021 (où celui-ci avait subi une augmentation de +12,6 % TTC).

Alors qu'il était initialement prévu jusqu'au 30 juin 2022, le bouclier tarifaire est maintenu jusqu'à la fin de l'année 2023. Il n'y a donc pas de nouvelle évolution du prix du gaz en 2022, et ce, jusqu'en janvier 2024.

Évolution du tarif réglementé du gaz par mois en 2021
JanvierFévrierMarsAvrilMaiJuinJuilletAoûtSeptembreOctobreNovembreDécembre
+0,2%+3,5%+5,7%-4,1%+1,1%+4,4%+9,96%+5,3%+8,7%+12,6%+0%+0%

Gel du prix du gaz en décembre 2021

Le tarif réglementé est gelé, il n'y a donc aucune augmentation le 1ᵉʳ décembre 2021. Toutefois, la Commission de Régulation de l'Énergie CRE a publié le barème tarifaire qui aurait été appliqué si ce gel n'était pas en place.

Les Français auraient subi une hausse de +19,5% TTC (ou 21,2% HT) sans cette action du gouvernement. Cette hausse du tarif réglementé du gaz aurait été un record absolu en France.

0% d'augmentation sur le prix du gaz en novembre 2021

"L'augmentation du gaz de 12,6% le 1ᵉʳ octobre sera la dernière". C'est l'annonce effectuée par le Premier Ministre Jean Castex. Le gouvernement met en place un "bouclier tarifaire" : le prix du gaz TTC sera donc bloqué jusqu'à fin 2022.

Si le prix du gaz sur le marché de gros ne redescend pas, le gouvernement s'engage à faire baisser les taxes pour compenser.

Le Premier Ministre a également annoncé l'envoi d'un nouveau chèque énergie d'une valeur de 100 € à destination des ménages en difficulté, soit 6 millions de ménages environ.

Un peu plus tôt, le Président de la CRE avait laissé entendre que le tarif réglementé du gaz pourrait augmenter de 15% le 1ᵉʳ novembre si rien n'était fait.

Hausse extraordinaire de 12,6% en octobre 2021

Le prix du gaz en France augmente au 1ᵉʳ octobre de 12,6%. Il s'agit de l'augmentation la plus forte depuis novembre 2005, soit depuis presque 16 ans. En cause : la hausse des coûts d'approvisionnement.

En effet, la France importe le gaz qu'elle consomme et l'achète donc sur le marché de gros. Or, ce marché est affecté de plein fouet par une incroyable inflation des prix.

Plusieurs facteurs expliquent cette hausse :

  • La hausse de la demande de gaz en Europe et surtout en Asie à cause de la reprise économique ;
  • La nécessité pour l'Europe de constituer ses réserves de gaz à l'approche de l'hiver, contribuant également à la hausse de la demande de gaz ;
  • La Russie, premier fournisseur pour l'Europe, limite ses livraisons de gaz, créant ainsi plus de tension sur le marché.

Nouvelle hausse de 8,7% au mois de septembre

Le mois de septembre subit également une nouvelle hausse importante des tarifs réglementés : +8,7% par rapport au mois de septembre. Cette augmentation est expliquée uniquement par la hausse des coûts d'Engie rapporte la CRE.

Il s'agit là d'une hausse très importante, qui place le niveau des tarifs réglementés à son niveau le plus haut depuis janvier 2015. Les consommateurs qui sont encore abonnés aux tarifs réglementés verront donc leur facture de gaz augmenter.

4ᵉ hausse consécutive au mois d'août 2021 (+5,3%)

Le mois d'août est marqué par une nouvelle hausse des tarifs réglementés de 5,3% par rapport au mois de juillet, notamment due à la reprise économique mondiale et la forte augmentation des prix du gaz sur le marché mondial. Il s'agit de la quatrième hausse du prix du gaz consécutive en 2021. Cette augmentation est la conséquence de plusieurs évènements :

  • Demande très élevée en Asie, qui fait grimper les prix ;
  • Forte demande des stockages européens qui ont été sollicités cet hiver ;
  • Des températures en dessous des normes de saison qui ont rendu le remplissage très lent au printemps ;
  • Des opérations de maintenance en mer du Nord, ce qui a entraîné une réduction du gaz norvégien en Europe.

Hausse exceptionnelle de 9,96% des prix du gaz en juillet 2021

La tendance à la hausse se confirme au mois de juillet 2021 avec une hausse importante de 9,96% du prix du kWh par rapport au mois de mai. La reprise de l'activité post-COVID a entrainé une hausse des prix du gaz sur les marchés mondiaux (+7,8%). En parallèle, la participation du gaz en faveur de la transition énergétique a contribué à 2% à l'augmentation du mois de juillet 2021.

Cette forte augmentation suit la tendance à hausse des prix du gaz en 2021, qui s'explique par l'évolution des coûts d'approvisionnement en gaz et hors gaz. On distingue, en effet, deux types de coûts :

Raisons de l'augmentation des coûts d'approvisionnement gaz et hors gaz
Coûts d'approvisionnement gazCoûts d'approvisionnement hors gaz
Une demande élevée en Asie, Europe et Amérique du Sud
La hausse du prix des quotas d'émission de CO₂ en Europe
Des opérations de maintenance en mer du Nord
Des bas niveaux de stockages européens
L'augmentation du niveau global des obligations des CEE classiques et précarité
Le transfert vers le gaz d'une partie des obligations CEE qui pesaient précédemment sur l'électricité

La tendance repart à la hausse au mois de mai 2021 (+1,1%)

Le mois de mai est marqué par une nouvelle hausse du prix du gaz de 1,1%. Les principales raisons de cette augmentation sont les suivantes :

  • Forte demande en provenance de la Chine et de l'Inde ;
  • Blocage du canal de Suez fin mars, par lequel transite 8& du GNL mondial ;
  • Hiver plus froid qui perdure en Europe avec des températures en dessous des normes de saison, entrainant des niveaux de stockage plus faibles que d'habitude.

Avril 2021 : unique baisse du début d'année (-4,1%)

En avril 2021, le prix du gaz connait sa première baisse de l'année (-4,1%), notamment due à une moindre demande en gaz naturel liée à la remontée des températures, ainsi qu'à la baisse des prix du gaz naturel liquéfié en Asie et en Europe.

Augmentation de 5,7% du prix du gaz en mars 2021

En mars 2021, les tarifs réglementés ont subi une hausse de 5,7% par rapport au mois de février. La hausse des coûts d'approvisionnement d'Engie et la fin du dispositif de lissage sont les deux raisons principales de cette tendance. En parallèle, la vague de froid sur le contenant asiatique a soutenu les prix sur les marchés de gros, et l'augmentation des prix du pétrole ont contribué à tirer les prix vers le haut.

Augmentation de 0,2% dès le mois de janvier 2021

Dès le 1ᵉʳ janvier 2021, les prix du gaz repartent à la hausse avec une augmentation de 0,2%, du fait de l'application de la formule tarifaire définie dans l'arrêté du 26 juin 2020 concernant les tarifs réglementés du gaz d'Engie.

🗓️ Historique de l'évolution du tarif réglementé de gaz en France depuis 2005

Evolutions mensuelles moyennes HT des tarifs réglementés d'Engie
AnnéeJanvierFévrierMarsAvrilMaiJuinJuilletAoûtSeptembreOctobreNovembreDécembre
2005------+4,1%-+2,8%-+13,7%-
2006----+5,8%-------
2007------------
2008+4,3%--+6,3%---+5,3%----
2009----11,3%--------
2010---+9,7%--+5,1%-----
2011---+5,2%--+7,1%--+3,2%--
2012+4,4%--+1,5%--+7,3%--+0,8%--
2013-1,8%-0,5%-0,3%-0,6%--0,6%+0,2%-0,5%-0,2%0%+0,6%-0,1%
2014+0,4%+0,2%-1,2%-2,1%*0,8%-1,72%-0,1%-1,28%-0,43%+3,9%+2,31%-0,79%
2015-0,6%*-1,27%-3,46%+0,58%-1,16%-0,56%-1,3%0%+0,5%-1,4%-0,18%-1,26%
2016-2%*-1,86%-3,22%-3,72%-0,61%0%+0,4%+2%+0,4%-0,8%+1,6%+2,60%
2017+2,30%-0,60%+2,60%-0,73%-3,30%0%-3,50%-0,80%0%+1,20%+2,58%+1%
2018+2,3%*+1,3%-3%-1,1%+0,4%+2,1%+7,45%+0,2%+0,9%+3,25%+5,79%-2,4%
2019-1,9%-0,73%0%-1,91%-0,60%0%-6,8%-0,55%-0,91%-2,1%+3%+0,6%
2020-0,9%-3,3%-4,6%-4,4%-1,3%-2,8%-0,3%+1,3%+0,6%+4,7%+1,6%+2,4%
2021+0,2%+3,5%+5,7%-4,1%+1,1%+4,4%+9,96%+5,3+8,7+12,6--
2022------------
2023-+15%----Fin du TRV

*Les tarifs TTC lors de ces mois ont augmenté suite à la hausse des taxes appliquées sur le gaz.

2020

Evolution du tarif réglementé du gaz en 2020
JanvierFévrierMarsAvrilMaiJuinJuilletAoûtSeptembreOctobreNovembreDécembre
-0,9%-3,3%-4,6%-4,4%-1,3%-2,8%-0,3%+1,3%+0,6%+4,7%+1,6%+2,4%

Début 2020, le prix du kWh de gaz a subi une baisse suite à la diminution de la consommation en gaz des foyers français dû à un hiver inhabituellement clément par rapport à l’année 2019 puis, par la pandémie de Covid-19 et les mesures de confinement. Ainsi, au total, une baisse de 31 % de la consommation en gaz a été enregistrée pendant le confinement, par rapport à la même période en 2019. Cette baisse exceptionnelle de la demande en gaz a à son tour engendré une décote du prix du gaz sur les marchés de gros.

Pourtant, si jusqu'à l'été 2020, les prix du gaz ont fortement diminué, la tendance reste à la hausse. En effet, le prix du gaz a augmenté de plus de 60 % entre juillet 2005 et décembre 2020 malgré une baisse entre janvier 2013 et janvier 2016 de 13 %.

2019

Le prix du gaz a connu des fluctuations en 2019, avec des baisses et des hausses selon les mois. La tendance générale a été à la baisse, avec une diminution de 11% sur l'année. Cette évolution s'explique par plusieurs facteurs, notamment le cours du gaz naturel sur les marchés de gros, le coût d'approvisionnement d'Engie et le terme fixe de lissage.

Le cours du gaz naturel sur les marchés de gros a influencé le prix du gaz à la baisse en janvier, février, mars et juillet 2019, compensant ainsi la hausse des taxes d'avril 2019

Le coût d'approvisionnement d'Engie correspond au prix auquel Engie achète le gaz pour le revendre aux consommateurs. En diminution en août et septembre 2019, il a entraîné une baisse du prix du gaz avant de subir une augmentation en novembre et décembre 2019, provoquant ainsi une hausse du prix du gaz.

Enfin, la fin de l'année 2018 est marquée par l'émergence du mouvement des Gilets jaunes. Le Gouvernement a annoncé deux importantes mesures pour répondre aux demandes des manifestants, dont :

  • Le gel du tarif réglementé jusqu'en juin 2019 ;
  • Le report de la hausse de la TICGN (désormais appelée accise sur le gaz).

Entre 2016 et 2018

Les années 2016 et 2018 sont marquées par des nombreuses fluctuations sur le marché de gaz, dues à plusieurs facteurs, tels que les coûts de production, d'approvisionnement, de transport et de vente du gaz naturel. Le cours du pétrole est également étudié dans la formule d'évaluation des tarifs réglementaires du gaz. Après une baisse significative en 2016, le prix du pétrole a progressivement augmenté en raison de la demande croissante de gaz pendant l'hiver.

En 2018, le prix du gaz a tendance à augmenter, avec une augmentation importante enregistrée durant la période estivale. Cela est dû à l'amortissement des investissements réalisés dans le réseau de gaz et à l'augmentation du tarif des hydrocarbures.

D'autres facteurs influencent également les prix du gaz en France, tels que l'importance des investissements dans le déploiement du compteur communicant Gazpar entièrement à la charge de GRDF, les nouvelles règles de stockage du gaz naturel et l'augmentation des taxes, comme la hausse de 44% de la TICGN en janvier 2018. En effet, depuis 2005, la TICGN a augmenté de 565,4%.

Entre 2005 et 2016

Entre 2005 et 2016, on remarque une augmentation moyenne de +60 % sur les prix du gaz.

Entre 2005 et 2013, on a observé une augmentation record de 80% des tarifs réglementés du gaz naturel pour les consommateurs particuliers. Cette importante augmentation peut être attribuée à la libéralisation du marché énergétique en France dans les années 2000, qui a entraîné une hausse constante des tarifs réglementés du gaz.

Cette évolution a été influencée par des facteurs tels que la libéralisation du marché énergétique, les fluctuations des cours du fioul lourd, du baril de Brent et du gaz naturel liquéfié asiatique.

☑️ Pourquoi les prix du gaz augmentent-ils ?

Naturellement, les prix du gaz varient quand l'un des coûts qui le constitue évolue. Les variations des cours du pétrole et du gaz, des coûts d'infrastructure et les taux des taxes ont une forte incidence sur le prix final du gaz. À tel point que l'on parle souvent de corrélation entre le prix du pétrole et celui du gaz, le premier influant beaucoup sur le second.

Données en pourcentages, valables pour des consommateurs utilisant le gaz pour se chauffer (B1 et B2i) - À jour en mai 2024 - Graphique: Selectra - Source: CRE

Évolution des coûts d'approvisionnement du gaz

Pour comprendre l'évolution du prix du gaz, il est important de remonter l'histoire :

  1. Le réseau international de gazoducs s’est développé à partir des Trente Glorieuses, développant les capacités d’acheminement entre les pays exportateurs nets comme la Norvège, les Pays-Bas, le Royaume-Uni ou la Russie avec des pays importateurs comme l’Allemagne, la France ou encore l’Espagne. Des modalités contractuelles types sont venues régir les relations commerciales entre les deux parties ; et des échanges de gaz sur le marché de gré à gré ont été mis en place. Les contrats sont établis sur longue période (20-30 ans) afin de permettre aux acheteurs de sécuriser leur approvisionnement et aux vendeurs de sécuriser leurs débouchés. Une clause dite de « take or pay » fait prendre le risque de volume à l’acheteur, qui s’engage sur des quantités minimales. De son côté, le vendeur prend un risque de prix : le prix du gaz dans le contrat est traditionnellement indexé sur le prix d’un panel de produits pétroliers qui s’échangent sur les marchés de gros.
  2. À la suite de sa fusion avec Suez, GDF Suez a hérité des contrats de long terme de l’ex-monopole Gaz de France (devenu Engie en 2015), et de ses obligations de services publics en termes de proposition des tarifs réglementés du gaz au consommateur final. Des dispositions législatives prévoyaient que ces tarifs réglementés devaient couvrir l’ensemble des coûts du fournisseur historique, au sein desquels on retrouvait des coûts d’approvisionnement en gaz très significatifs en pourcentage des coûts totaux, et très variables selon l’évolution des prix tels que fixés dans les contrats de long terme. Une formule tarifaire a donc été conçue de façon à indexer les tarifs réglementés du gaz sur les mêmes indices que les contrats de long terme d'Engie, de façon à refléter ses coûts d’approvisionnement.

Cet historique a abouti à la formule tarifaire du gaz naturel utilisée jusqu'en 2023, dévoilée par l'arrêté du 24 juin 2015 et appliquée chaque mois pour faire évoluer les tarifs réglementés en reflétant les coûts d’approvisionnement d'Engie.

∆FOD€/t*0,00078 (INDEXATION COURS DU FIOUL DOMESTIQUE)
+ ∆FOL€/t*0,00096 (INDEXATION COURS DU FIOUL LOURD)
+ ∆BRENT€/bl*0,05415 (INDEXATION COURS DU BARIL DE PÉTROLE BRUT BRENT)
+ ∆TTFQ€/MWh*0,05308 (INDEXATION PRIX DU GAZ MARCHE AU COMPTANT - trimestriels)
+ ∆TTFM€/MWh*0,58132 (INDEXATION PRIX DU GAZ MARCHE AU COMPTANT - mensuels)
+ ∆TTFA€/MWh*0,0295 (INDEXATION PRIX DU GAZ MARCHE AU COMPTANT - annuels)
+ ∆PEGNM€/MWh*0,0295 (INDEXATION PRIX DU GAZ FRANCE - mensuels)
+ ∆USDEUR*0,97187 (INDEXATION PARITÉ EURO/DOLLAR)

Les coûts d'approvisionnement du gaz sur le marché de gros représentent à la fois la part la plus importante et la plus variable du prix du gaz. La formule de calcul de ces coûts, dite formule tarifaire, était modifiée une fois par an. En fonction de son évolution, les tarifs réglementés du gaz évoluaient à la hausse ou à la baisse jusqu'à une fois par mois.

Même si les tarifs réglementés ont disparu le 30 juin 2023, le Prix Repère Gaz publié mensuellement par la CRE continue de se baser sur les différents coûts du gaz, dont les coûts d'approvisionnement.

Apparition des bourses mondiales du gaz

Dans le sillage de l’ouverture des marchés de l’énergie, se sont développés les échanges sur les marchés organisés du gaz : des bourses du gaz ont vu le jour un peu partout en Europe.

Le Point d'Échange de Gaz (PEG) est le lieu virtuel où les acteurs du marché du gaz achètent et vendent du gaz naturel. Le PEG est divisé en plusieurs indices, correspondant à des zones géographiques, pour refléter les différences de prix et de disponibilité du gaz naturel. Il existe plusieurs grands hubs comme le TTF ou la TRF, respectivement aux Pays-Bas et en France. Sur ces places de marché, les prix du gaz sont sortis de leur corrélation historique aux prix du baril du pétrole, à partir des années 2010.

En effet, l’offre mondiale de gaz s’est retrouvée renforcée par le développement spectaculaire de la production de gaz de schiste aux États-Unis, impliquant une évolution des prix du gaz sur les marchés organisés européens plus favorables aux acheteurs, même si la baisse des prix a d'abord été beaucoup plus marquée aux USA.

Les offres de gaz à prix indexé en France peuvent l'être sur le prix spot du marché de gros PEG pour certaines offres, et les variations des indices impactent donc le prix final du gaz pour le consommateur.

Voici les évolutions du prix de marché PEG du gaz ainsi que les prix futurs :

Prix de marché PEG du gaz naturel en France
💲 Prix au 20/05/2024 📈 Evolution comparée au 20/05/2024
31.845 €/MWh 0%

Source : EEX PEG Futures gaz

Suivre les cours du gaz PEG

Hausse des coûts d'infrastructure du gaz

Les coûts d'infrastructure représentent la deuxième plus grosse part dans le prix du gaz, après les coûts d'approvisionnement qui correspondent au coût de l'énergie. Les coûts d'infrastructure (ou coûts "hors approvisionnement") intègrent :

  • Les coûts d'acheminement du gaz : coûts de stockage qui rémumèrent Storengy, Teréga et Géométhane, ATTM (Accès des Tiers aux Terminaux Méthaniers) qui remunère Elengy, filiale d'Engie, ATRT (Accès des Tiers aux Réseaux de Transport de gaz) qui rémunère GRTgaz et Terega, et ATRD (Accès des Tiers aux Réseaux de Distribution qui rémunère GRDF, filiale d'Engie) ;
  • Les coûts commerciaux : rémunération du fournisseur par une marge commerciale, coûts de gestion de la clientèle, coût des certificats d'économie d'énergie ;
  • Les taxes et contributions : CTA, TICGN (accise sur le gaz) et TVA.

Ces coûts évoluent de façon à couvrir les frais des différentes filiales d'Engie en charge de ces activités. Ils évoluent une fois par an.

Le coût de la gestion des réseaux de transport et de distribution a beaucoup augmenté au cours de ces dernières années.

Hausse des taxes sur le gaz

En France, il existe trois taxes sur le gaz qui viennent se gréver sur la facture des consommateurs. Elles représentent environ 25% de la facture de gaz des consommateurs français.

  • La CTA (Contribution Tarifaire d'Acheminement) : elle contribue à financer les droits spécifiques relatifs à l'assurance-vieillesse des retraités du régime des industries électriques et gazières. Son montant est égal à 20,80% de la partie fixe du tarif d'acheminement ;
  • La TICGN (Taxe Intérieure de Consommation du Gaz Naturel) : cette taxe est calculée selon l'utilisation et donc la consommation de gaz de chaque client, à hauteur de 0,00837 € par kWh depuis le 1er janvier 2023 ;
  • La TVA (Taxe sur la Valeur Ajoutée) : comme pour la plupart des biens et services, cette taxe est prélevée directement par l'État. Elle est appliquée de façon différente sur la facture : la partie relative à l'abonnement et à la CTA est soumise au taux réduit à 5,5%, tandis que la partie relative aux consommations et à la TICGN est soumise au taux à 20%.

Évolution de la TICGNMise en place en 1986 et alors réservée aux professionnels, la TICGN a été élargie aux particuliers en 2014. Elle a ainsi fusionné avec deux autres taxes, la CTSSG et la CSPG. Ces dernières permettaient respectivement de soutenir le développement du biométhane et de financer les tarifs sociaux du gaz (aujourd'hui remplacés par le chèque énergie). En 2022, la TICGN devient l'accise sur le gaz naturel.

Variation du cours du pétrole

Le baril de pétrole a connu une augmentation historique des prix à partir des années 2003-2004 sur fond de tensions internationales récurrentes dans les régions productrices de pétrole, de décollage de la demande en provenance des grands pays émergents, et de raréfaction des ressources de pétrole exploitable à bas coût.

Les autres produits pétroliers concernés par l’indexation des tarifs du gaz ont subi des augmentations de prix corrélées à celles du pétrole brut, la matière première de référence du secteur. La crise financière avait provoqué un effondrement des prix à l’été 2009, même si elle avait représenté au final un court répit sur les prix du pétrole.

En revanche, on assiste à chute des prix du pétrole en 2015 et 2016, provoquée notamment par une hausse générale de la production au sein des pays du Golfe. Depuis 2017, les prix semblaient s'être stabilisés, avec des hausses ou baisses de petite ampleur. C'est en 2020 que le cours du pétrole chute dans le contexte d'épidémie du Covid-19 : au mois de mars 2020, le cours tombe aux alentours des 20€ lorsqu'il était autour des 60€ un an auparavant. Par la suite, il atteint même des niveaux négatifs, notamment en avril 2020 en raison des contraintes de stockage.

Les niveaux connaissent ensuite une reprise à la fin 2020 qui se poursuit tout au long de l'année 2021. En raison des tensions géopolitiques mondiales et de la reprise économique post-Covid, les prix du pétrole continuent à augmenter. Le prix du pétrole importé par la France a connu une hausse de 65% en 2022.

🔎 Quelles sont les prévisions de l'évolution du prix du gaz jusqu'à 2030 ?

Les estimations montrent généralement deux scénarios envisageables :

  1. Une augmentation du prix du pétrole : les spécialistes pensent qu'il devrait atteindre 76 dollars en 2030, et jusqu'à 85 dollars en 2040 ;
  2. Un effondrement du prix du baril à 53 dollars en 2040 : dans le cas de la mise en place d'une politique de taxation du carbone dans un futur proche et dans l'hypothèse d'un scénario durable, ce qui entrainerait une chute de la demande amenant à des surcapacités mondiales.

En effet, l'OPEP affirme que des incertitudes ont surgi concernant les perspectives futures de la demande et de l'offre pétrolière, conséquences des évènements suivants :

  • Le changement climatique ;
  • La pandémie de Covid-19 et la crise économique engendrée ;
  • Le changement de comportement des consommateurs.

Ils estiment également que la demande devrait stagner plus rapidement dans les pays les plus économiquement développés, soit entre 2022 et 2025. En Europe, les prévisions sont estimées entre 2019 et 2045.

Si on se base sur ces prévisions, on peut alors penser que les prix du gaz seront amenés à diminuer d'ici les prochaines années. Il s'agit toutefois d'estimations basées sur des scénarios.

💡 Comment se protéger des évolutions du prix du gaz ?

L'augmentation des prix du gaz impacte tous les foyers alimentés au gaz, qui sont au nombre de 11 millions en France aujourd'hui (selon GRDF). Heureusement, il existe des solutions pratiques pour limiter au maximum l'impact de ces hausses sur vos factures.

Solution 1 : souscrire une offre de gaz à prix fixe

Le principe des offres à prix fixes est que le prix du kWh est bloqué pendant toute la durée du contrat (généralement entre 1 et 2 ans). Ainsi, peu importe les évolutions des prix sur le marché, le client en est protégé. Le prix fixe est particulièrement avantageux lorsque les prix du gaz sont instables et risquent de subir de nombreuses hausses.

En général, les offres à prix fixe ont un tarif plus élevé à la souscription, mais le surcoût payé initialement est rentabilisé sur le long terme. De plus, en comparant les offres, vous avez des chances de trouver des prix finalement très compétitifs.

Seul inconvénient du prix fixe : seul le prix hors taxe est bloqué. Ainsi, s'il y a une augmentation des taxes sur le gaz, votre prix TTC en sera impacté.

En mai 2024, l'offre Stabilité Gaz de Eni est l'offre fixe la moins chère avec un prix du kWh de 0,0867 €, 3% moins cher que le prix repère.

Retrouvez aussi ci-dessous le top 5 des offres de gaz à prix fixe les moins chères en mai 2024 :

🔥 Quel fournisseur de gaz fixe est le moins cher ?
Fournisseur de gaz fixe Nom de l'offre de gaz fixe Votre budget annuel Vos économies annuelles* Prix de l'abonnement Prix du kWh
Eni
STABILITÉ GAZ
🔐 Des prix bloqués !
📣 Selectra Score : C
Avis sur Eni : 1.7/5

Coûts annuels estimés
1447 €
Economies estimées
13 €
280.6 € 0.0867 €
EDF
AVANTAGE GAZ 2 ANS
🔐 Des prix bloqués !
📣 Selectra Score : D
Avis sur EDF : 1.8/5

Coûts annuels estimés
1559 €
Votre surcoût
100 €
241.44 € 0.1017 €
Sowee
 Souscrire en ligne
GAZ PRIX FIXE 3 ANS
🔐 Des prix bloqués !
📣 Selectra Score : C
Avis sur Sowee : 1.7/5

Coûts annuels estimés
1638 €
Votre surcoût
179 €
257.18 € 0.1027 €
Alterna
05 49 60 54 58
GAZ ZEN 1 AN
🔐 Des prix bloqués !
📣 Selectra Score : C
Avis sur Alterna : 2.6/5

Coûts annuels estimés
1649 €
Votre surcoût
190 €
276 € 0.1021 €
TotalEnergies
STANDARD FIXE GAZ
🔐 Des prix bloqués !
📣 Selectra Score : C

Coûts annuels estimés
1691 €
Votre surcoût
232 €
257.18 € 0.1066 €

*Tarifs € TTC à jour du 21/05/2024. Budget calculé et économies estimées par rapport au tarif de référence pour une consommation annuelle de 13450 kWh (classe de consommation B1)

Solution 2 : trouver le fournisseur le moins cher

Une autre solution est simplement de comparer les offres de gaz sur le marché pour trouver le fournisseur le moins cher du moment. Pour rappel, le changement de fournisseur de gaz est une démarche simple et gratuite en France, depuis l'ouverture du marché à la concurrence. Il est donc possible de changer à tout moment et gratuitement.

Les économies réalisables en changeant de fournisseur sont considérables. Par exemple, en mai 2024, l'offre Ultra Eco Gaz de OHM Énergie est l'offre de gaz la moins chère. Avec cette offre, pour une consommation de 13450 kWh par an, votre budget est estimé à 1310 €, soit une économie annuelle de 149 € par rapport au prix repère.

🔥 Quel fournisseur de gaz est le moins cher ?
Fournisseur de gaz Nom de l'offre de gaz Votre budget annuel Vos économies annuelles* Prix de l'abonnement Prix du kWh
OHM Énergie
ULTRA ECO GAZ
📣 Selectra Score : C

Coûts annuels estimés
1310 €
Economies estimées
149 €
257.16 € 0.0783 €
TotalEnergies
OFFRE SPÉCIALE GAZ
⚖ Des prix indexés !
📣 Selectra Score : B

Coûts annuels estimés
1359 €
Economies estimées
101 €
257.18 € 0.0819 €
Gaz de Bordeaux
05 56 79 40 40
GAZ RÉF
⚖ Des prix indexés !
📣 Selectra Score : B
Coûts annuels estimés
1403 €
Economies estimées
57 €
251.28 € 0.0856 €
EDF
AVANTAGE GAZ OPTIMISÉ
⚖ Des prix indexés !
📣 Selectra Score : C
Avis sur EDF : 1.8/5

Coûts annuels estimés
1418 €
Economies estimées
42 €
238.32 € 0.0877 €
Happ-e
 Souscrire en ligne
HAPP-E OFFRE GAZ
⚖ Des prix indexés !
📣 Selectra Score : B
Avis sur Happ-e : 2.3/5

Coûts annuels estimés
1426 €
Economies estimées
33 €
273.81 € 0.0857 €

*Tarifs € TTC à jour du 21/05/2024. Budget calculé et économies estimées par rapport au tarif de référence pour une consommation annuelle de 13450 kWh (classe de consommation B1)

Changer de fournisseur de gaz

🔥 Qu'en est-il du prix du propane ?

Les prix du propane n'ont pas échappé à la crise énergétique et ont aussi fortement augmenté, passant en moyenne de 1800 € la tonne en août 2021 à plus de 2100 € en 2023.

À jour en mai 2024 - Source : Base Pégase du Ministère du Développement Durable - Graphique : Selectra

Il faut savoir qu'en France, le propane est utilisé comme énergie de chauffage dans plus de 650 000 logements. C'est une énergie de chauffage beaucoup moins populaire que l'électricité et le gaz naturel, mais elle est particulièrement utilisée dans les communes rurales, soit au moins 24 000 communes qui ne sont pas raccordées au réseau de gaz naturel. Malheureusement, le prix du propane fait partie des plus chers si l'on compare avec le prix des autres énergies :

Evolution du prix de 100 kWh d'électricité, gaz naturel, propane, fioul et bois depuis 2007 - Source : Ministère de la Transition Écologique (SDES) - À jour en mai 2024