Quand allez-vous ressentir la hausse sur votre facture ?
Le prix repère du gaz publié par la CRE est révisé chaque mois. Une hausse du marché de gros se répercute donc immédiatement sur les abonnés des offres indexées (sur le PEG ou sur le prix repère lui-même), et seulement à l'échéance du contrat pour les abonnés à prix fixe. Selon Bercy, environ 60 % des Français sont aujourd'hui sur une offre indexée et verront la hausse sur leurs factures dès le mois suivant.
Évolution mars 2026 → Mai 2026 du prix repère
| Profil chauffage gaz (B2i) | Mars 2026 | Mai 2026 | Évolution |
|---|---|---|---|
| Prix du kWh TTC | 0,10513 €/kWh | 0,12558 €/kWh | +19,5 % |
| Abonnement annuel TTC | ~ 303 €/an | 343,92 €/an | +13,5 % |
| Facture annuelle de référence (13 450 kWh) | ~ 1 716 €/an | 2 033 €/an | +317 € |
Source : prix repère CRE en vigueur en Mai 2026 (récupéré dynamiquement via l'API engine/fr) vs grille mars 2026 pré-crise Iran. Application immédiate pour les offres indexées.
Pour les 40 % de foyers à prix fixe, l'impact n'arrive qu'à l'échéance du contrat (1 à 3 ans après souscription). C'est précisément le rôle protecteur du prix fixe : il agit comme un amortisseur qui absorbe les chocs court-terme, au prix d'une moindre réactivité aux baisses futures.
Pourquoi les prix du gaz augmentent en 2026
Trois forces principales tirent les prix du gaz vers le haut, dont l'effet se cumule sur votre facture. La géopolitique pèse à court terme, la fiscalité en continu, et la baisse structurelle de la consommation à long terme — paradoxalement à la hausse, car elle dilue les coûts fixes du réseau.
1. Le choc géopolitique sur les marchés de gros
Suite aux frappes américano-israéliennes de février 2026, l'Iran a menacé de bloquer le détroit d'Ormuz, par lequel transite 20 % du GNL mondial. Le pic du PEG mensuel a atteint +52 % en quelques semaines, le PEG trimestriel +61,4 %, et le TTF (référence européenne) a culminé à 65 €/MWh début mars 2026, soit +45 % en deux semaines. À ce jour, le PEG spot du mois courant s'établit à 46 €/MWh (cours au 18 mai 2026) — toujours largement au-dessus du niveau pré-crise (~ 30-32 €/MWh en mars 2026). Le forward Y2027 reflète l'inquiétude des marchés à 36,4 €/MWh. Cette tension reste forte avec le Qatar (deuxième exportateur mondial de GNL) en zone à risque.
2. La hausse continue de la fiscalité et de l'acheminement
Hors marché, l'État et la CRE ont validé une série de hausses qui s'accumulent depuis 2023. À elles seules, elles ajoutent près de +220 €/an à la facture d'un foyer chauffé au gaz.
Toutes les hausses fiscales et tarifaires depuis 2023
Sources : ATRD7 CRE, ATS 2026, lois de finances 2024-2026. Le surcoût cumulé hors marché atteint ~ 220 €/an pour un foyer chauffage gaz (13 MWh).
3. La baisse de la consommation : un cercle vicieux
L'interdiction des chaudières gaz dans les logements neufs (RE2020 depuis 2022), le bond des pompes à chaleur et la rénovation énergétique font reculer la consommation française de 2,5 % par an selon GRDF. Mais les coûts fixes du réseau (gazoducs, terminaux GNL, sites de stockage, salariés GRDF) restent à amortir. Moins de volumes, mêmes coûts : le tarif unitaire monte mécaniquement. C'est cette logique qui justifie la trajectoire haussière de l'ATRD7 sur la période 2024-2027, alors même que la consommation totale recule.
Impact cumulé sur votre facture depuis 2023
Sur la facture moyenne d'un foyer chauffé au gaz consommant 13 MWh/an, l'addition de toutes les hausses fiscales et tarifaires (hors marché de gros, qui fluctue indépendamment) représente un alourdissement de la facture annuelle de l'ordre de +220 €. Le marché de gros, lui, a oscillé sur la période — calme en 2024, choc en 2025-2026 — sans tendance claire à la baisse.
+220 €
de surcoût annuel sur la facture chauffage gaz depuis 2023, hors marché
Effet combiné taxes + acheminement, base profil B2i 13 MWh
+96 %
d'augmentation de l'accise gaz (TICGN) entre 2023 et 2026
8,37 → 16.4 €/MWh, soit +104 €/an pour 13 MWh
À ce niveau, la part « marché » (que vous voyez via le PEG ou le prix repère) ne fait plus que 35 à 45 % de votre facture. Une baisse du PEG de 30 % — comme attendu sur 2026-2028 — ne se traduit donc que par 10 à 15 % sur la facture finale, à condition d'être sur une offre indexée.
Comment vous protéger des hausses à venir
Vous ne pouvez pas contrôler le prix de gros ni la fiscalité — ce sont les leviers du marché et de l'État. En revanche, le contrat que vous choisissez détermine si vous absorbez les chocs ou si vous êtes protégé. Deux options principales.
Option 1 : bloquer le prix avec une offre fixe
Une offre à prix fixe gèle le tarif du kWh et de l'abonnement pendant 1 à 3 ans. Souscrite avant la prochaine hausse, elle vous protège des évolutions du marché et de l'acheminement. Le revers : vous ne profitez pas des baisses jusqu'à l'échéance. En contexte 2026 (Iran, taxes en hausse), c'est l'option la plus prudente pour un foyer chauffé au gaz.
Offres gaz à prix fixe
kWh TTC
0,1013 €
Abonnement TTC
332,76 €/an
Mensualité TTC
141 €/mois
soit 1 695 €/an
−338 €/anAvantages
- Tarifs compétitifs sur le gaz
Inconvénients
- Aucune garantie sur la stabilité des prix
- Pas de biogaz inclus
kWh TTC
0,1080 €
Abonnement TTC
279,48 €/an
Mensualité TTC
144 €/mois
soit 1 732 €/an
−301 €/anAvantages
- Prix du kWh HT garanti sans augmentation pendant 25 mois
- Visibilité budgétaire sur plus de deux ans — idéal pour les foyers à fort usage du gaz (chauffage, eau chaude)
- Service client EDF basé en France, joignable par téléphone
Inconvénients
- L'abonnement reste révisable une fois par an, selon l'évolution des tarifs réseau GRDF
- Prix du kWh fixé lors de la souscription : en cas de baisse des marchés, vous ne profitez pas de la tendance
kWh TTC
0,1070 €
Abonnement TTC
340,08 €/an
Mensualité TTC
148 €/mois
soit 1 779 €/an
−254 €/anAvantages
- Prix HT du kWh et de l'abonnement bloqués un an
- Tarif inférieur au prix repère gaz de la CRE
- Service client basé en France
Inconvénients
- Offre de gaz non verte (0 % biogaz)
- Aucune visibilité tarifaire au-delà de la première année
kWh TTC
0,1184 €
Abonnement TTC
343,92 €/an
= TRV
Mensualité TTC
161 €/mois
soit 1 936 €/an
−97 €/anAvantages
- Prix HT du gaz bloqués pendant 2 ans
- Protection contre les hausses du marché gazier
- Sans engagement, résiliable sans frais
Inconvénients
- kWh HT à comparer avec le Prix Repère CRE dans les grilles de prix selon la zone tarifaire
- Aucun biogaz inclus
- Le blocage HT n'inclut ni les taxes ni l'acheminement
kWh TTC
0,1096 €
Abonnement TTC
483,00 €/an
Mensualité TTC
163 €/mois
soit 1 957 €/an
−76 €/anAvantages
- Prix de fourniture du gaz fixe pendant 3 ans
- kWh environ 10 % indexé sur le prix repère pour un usage chauffage
- Offre nationale résiliable à tout moment
Inconvénients
- Aucun biogaz inclus dans l'offre
- Pas de bénéfice des baisses éventuelles du marché sur 3 ans
Classement par budget annuel croissant. Tarifs TTC. Estimation pour 13 450 kWh/an, compteur 6 kVA en option Base (mai 2026). Seule l'offre la moins chère par fournisseur est affichée. = partenaire Selectra. Détails sur le Selectra Score.
Prix fixe gaz · 13 450 kWh/an · Toulouse
Option 2 : surveiller activement avec une offre indexée
Les offres indexées suivent le prix repère CRE ou le PEG : vous payez chaque mois le « vrai prix » du marché, à la baisse comme à la hausse. À privilégier si vous croyez à un retour à la normale rapide et acceptez la volatilité. Préférez les offres avec une réduction garantie sur le prix repère (~ -10 à -15 %) pour amortir le coût des hausses.
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Questions fréquentes sur la hausse du prix du gaz
Sur la grille CRE post-crise Iran, le prix repère pour un profil chauffage gaz est passé de 0,10513 €/kWh en mars 2026 à 0,12558 €/kWh en Mai 2026, soit +19,5 %. Sur la facture annuelle de référence (13 450 kWh), cela représente environ +317 €, immédiatement répercutés sur les offres indexées.
Le 1er août 2025, la TVA sur l'abonnement gaz est passée du taux réduit (5,5 %) au taux normal (20 %), ce qui ajoute environ +13 €/an à un abonnement standard. La hausse de l'ATRD7 en juillet 2024 (+27,5 %) puis juillet 2025 (+6,1 %) a aussi alourdi la part fixe de l'abonnement.
Le pic des cours européens (+50 %) déclenché par la menace de blocage du détroit d'Ormuz s'est répercuté sur le prix repère CRE — soit environ +317 €/an sur une facture chauffage gaz par rapport à mars 2026. Si vous êtes sur une offre indexée, la hausse arrive dès la facture suivante. Sur une offre fixe, vous êtes protégé jusqu'à l'échéance de votre contrat.
Hors marché de gros (qui fluctue), l'addition cumulée des hausses fiscales et tarifaires depuis 2023 représente environ +220 €/an pour un foyer consommant 13 MWh/an. L'accise gaz a doublé (8,37 → 16.4 €/MWh, soit +104 €/an), l'ATRD7 a pris +33,6 % en deux ans (~ +75 €/an), la TVA abonnement a presque quadruplé (+13 €/an).
En contexte géopolitique tendu (Iran, Qatar, Ormuz) et avec une nouvelle hausse ATRD prévue en juillet 2026, le prix fixe reste l'option la plus prudente pour un foyer chauffé au gaz. Il vous protège des chocs à venir au prix d'une moindre réactivité aux baisses. Pour les petits consommateurs (cuisson seule), l'enjeu est moindre : une offre indexée avec réduction garantie peut suffire.
Trois logiques se cumulent. Premièrement, le rattrapage du carbone : l'État alourdit la fiscalité sur les énergies fossiles dans le cadre de la transition. Deuxièmement, le financement du chèque énergie et des aides à la rénovation, en partie absorbé par l'accise gaz. Troisièmement, l'effet cercle vicieux : la baisse de consommation oblige à amortir des coûts fixes sur des volumes décroissants, ce qui pousse le tarif unitaire à la hausse.