Quand le prix du gaz va-t-il baisser ?
Pas dans les prochaines semaines. Le barème de octobre 2026 est déjà publié par la CRE, et il monte de 8,0 % par rapport à septembre 2026. Les mois suivants ne ramènent pas non plus le prix repère à son niveau actuel, et cela vaut jusqu'en mars 2027, dernier mois estimé par Selectra.
Ces barèmes mensuels ne disent rien au-delà de quelques mois. La CRE ne publie son prix repère qu'un mois à l'avance, et l'estimation Selectra ne couvre que la fenêtre suivante. Pour voir plus loin, il faut donc regarder le marché de gros.
C'est là que votre fournisseur de gaz achète les volumes qu'il vous revend ensuite. Les contrats à terme y donnent le prix auquel les opérateurs s'engagent aujourd'hui pour une livraison future. Ces cotations ne sont pas des prévisions d'analystes : ce sont des transactions réelles, avec de l'argent engagé dessus.
Cotations des contrats à terme PEG sur EEX, relevées le 10 septembre 2026. Le contrat mensuel et les échéances annuelles ne se comparent pas directement : un contrat annuel moyenne les mois d'été, moins chers, avec les mois d'hiver.
La comparaison qui fait sens est celle d'une année entière à une autre. Le marché cote l'année 2028 environ 39 % en dessous de l'année 2027. La détente anticipée est donc réelle, mais elle est datée, et cette date n'est pas l'hiver qui vient.
Le même écart se lit trimestre par trimestre, à condition de comparer un hiver à un autre hiver. Le marché cote le 1er trimestre 2027 à 79,29 €/MWh et le 1er trimestre 2028 à 47,60 €/MWh, soit un écart de 40,0 %. Comparer un trimestre d'hiver à un trimestre d'été donnerait un écart bien plus spectaculaire, mais il ne dirait rien du marché : l'été est moins cher chaque année, puisque la demande de chauffage disparaît.
Le marché de gros ne détermine que la part fourniture, c'est-à-dire 44,6 % de la facture d'un foyer chauffé au gaz. Les 26,2 % d'acheminement et les 29,2 % de taxes suivent leur propre trajectoire, fixée par la CRE et par la loi de finances.
Une détente d'un tiers sur le marché de gros n'allège donc pas la facture d'un tiers. Elle porte sur un peu plus de quatre dixièmes du montant, et seulement si votre contrat répercute le marché, ce qui n'est pas le cas d'une offre à prix fixe déjà signée.
Un contrat à terme reste par ailleurs une anticipation, et non un engagement sur ce que vous paierez. Il se déplace à chaque révision du niveau des stocks européens et à chaque événement géopolitique. La page consacrée au marché de gros détaille comment ces cotations se forment et qui y intervient.
Qu'est-ce qui peut faire baisser, ou remonter, le prix du gaz ?
Le prix payé sur le marché de gros résulte d'un équilibre entre des forces opposées. Certaines poussent vers le bas, comme le recul de la consommation européenne. D'autres poussent vers le haut, comme une tension d'approvisionnement ou une révision de la fiscalité. Les quatre ci-dessous sont celles qui pèsent le plus lourd aujourd'hui.
Les quatre facteurs qui pèsent aujourd'hui
Les tensions d'approvisionnement
La France importe la quasi-totalité du gaz qu'elle consomme, et une part croissante arrive par méthanier sous forme liquéfiée. Le détroit d'Ormuz et les terminaux du Golfe restent des points de passage sensibles : une tension sur ces routes se lit sur les cours européens en quelques jours. Le prix du gaz dans le monde détaille ces dépendances.
Le remplissage des stocks
L'Europe consomme en hiver le gaz qu'elle a stocké en été. Quand un hiver rigoureux vide les réserves plus vite que prévu, les achats de reconstitution du printemps se font dans l'urgence, et cela soutient les prix de gros bien après la fin de l'hiver. C'est le tarif de stockage qui finance ces réserves.
La fiscalité et l'acheminement
Ces deux postes ne dépendent pas du marché et progressent de façon régulière. L'accise sur le gaz a doublé entre 2023 et 2025, la TVA sur l'abonnement est passée de 5,5 % à 20 % en août 2025, et le tarif de distribution est révisé à la hausse chaque année. C'est ce qui absorbe une partie des baisses du marché.
Le recul de la consommation
Les chaudières gaz ne sont plus installées dans les logements neufs depuis la RE2020, les pompes à chaleur progressent et les bâtiments s'isolent. La demande européenne recule donc année après année, ce qui pèse sur les prix à long terme. L'effet est réel mais lent, et un hiver froid l'efface le temps d'une saison.
Pourquoi la fiscalité annule une partie de la baisse
Le troisième facteur mérite d'être détaillé, parce qu'il explique à lui seul l'essentiel des factures qui ne baissent pas. Entre 2023 et 2025, six mesures se sont succédé, et toutes allaient dans le même sens. Aucune n'a de lien avec le prix du gaz sur les marchés.
Mesures fiscales et tarifaires depuis 2023
Source : arrêtés et délibérations de la CRE, 2023 à 2025. Valeurs à leur date d'entrée en vigueur, conservées telles quelles puisqu'il s'agit de mesures passées. L'accise en vigueur aujourd'hui s'élève à 16,66 €/MWh.
Le sens de lecture est le même à chaque ligne. Un fournisseur peut répercuter une baisse du marché de gros sur la part qu'il maîtrise, mais il n'a aucune prise sur les lignes ci-dessus, fixées par la CRE ou par la loi de finances. C'est aussi pour cette raison que deux offres affichant le même prix du kilowattheure peuvent aboutir à des factures différentes : l'abonnement, lui, varie d'une zone tarifaire à l'autre. La page consacrée à l'augmentation du prix du gaz reprend chacune de ces révisions une par une, avec la décision qui l'a provoquée.
Faut-il attendre la baisse ou changer d'offre maintenant ?
Attendre une baisse qui n'est pas cotée avant plusieurs trimestres revient à payer la hausse entre-temps. L'évolution mois par mois du prix repère montre exactement ce que cette attente coûte. La question n'est donc pas de savoir s'il faut attendre, mais quelle formule traverse le mieux la période qui vient.
Se protéger de la hausse avec un prix fixe
Une offre de gaz à prix fixe bloque le prix du kilowattheure de fourniture pour un, deux ou trois ans. Les révisions mensuelles du prix repère ne s'y appliquent pas, ce qui neutralise la hausse de l'hiver. Le revers est symétrique : si le marché se détend avant l'échéance de votre contrat, vous resterez au niveau signé.
La durée d'engagement est donc le vrai paramètre à regarder, et non le principe. Un engagement d'un an couvre l'hiver sans vous priver de la détente cotée ensuite. Un engagement de trois ans achète de la tranquillité, mais il vous fait traverser toute la période où le marché anticipe des prix plus bas.
Offres gaz à prix fixe
kWh TTC
0,1240 €
Abonnement TTC
294,84 €/an
Mensualité TTC
164 €/mois
1 963 €/an
−210 €/anGrille vérifiée le 1 septembre 2026
Avantages
- Prix du kWh HT garanti sans augmentation pendant 25 mois
- Visibilité budgétaire sur plus de deux ans, idéal pour les foyers à fort usage du gaz (chauffage, eau chaude)
- Service client EDF basé en France, joignable par téléphone
Inconvénients
- L'abonnement reste révisable une fois par an, selon l'évolution des tarifs réseau GRDF
- Prix du kWh fixé lors de la souscription : en cas de baisse des marchés, vous ne profitez pas de la tendance
kWh TTC
0,1097 €
Abonnement TTC
499,44 €/an
Mensualité TTC
165 €/mois
1 975 €/an
−198 €/anGrille vérifiée le 19 août 2026
Avantages
- Flexibilité pour personnaliser votre offre
- Prix de fourniture du gaz fixe pendant 3 ans
- Offre résiliable à tout moment.
Inconvénients
- Aucune baisse des tarifs pendant 3 ans
- Offre sans biogaz.
kWh TTC
0,1218 €
Abonnement TTC
360,79 €/an
= TRV
Mensualité TTC
167 €/mois
1 999 €/an
−174 €/anGrille vérifiée le 1 septembre 2026
Avantages
- 5 % de gaz vert (biométhane) inclus, certifié par des Garanties d'Origine
- Abonnement et prix du kWh HTT fixes pendant 3 ans.
Inconvénients
- Seules les composantes hors taxes sont gelées : taxes, obligations et acheminement peuvent évoluer en cours de contrat et se répercuter sur la facture.
kWh TTC
0,1182 €
Abonnement TTC
476,16 €/an
Mensualité TTC
172 €/mois
2 065 €/an
−108 €/anGrille vérifiée le 1 septembre 2026
Avantages
- 15 % de gaz vert français certifié par garanties d'origine
- Prix du kWh hors taxes compétitif et fixe un an
- Tarif identique partout en France, quelle que soit la zone gaz.
Inconvénients
- Prix de l'abonnement élevé, qui pénalise les petits consommateurs
- Les coûts d'acheminement ne sont pas figés par la garantie de prix.
kWh TTC
0,1283 €
Abonnement TTC
360,84 €/an
= TRV
Mensualité TTC
174 €/mois
2 086 €/an
−87 €/anGrille vérifiée le 1 septembre 2026
Avantages
- kWh hors taxes fixé 3 % sous le prix repère du gaz en vigueur en août 2026
- kWh et abonnement hors taxes bloqués deux ans
- Bonus parrainage crédité sur la cagnotte Octopus
Inconvénients
- Remise modeste : 3 % sur le kWh hors taxes par rapport au prix repère
- Pas de biogaz : 100 % gaz naturel
- Si les prix reculent en 2027, cette offre à prix fixe ne sera pas révisée
Annonce — Classement par budget annuel croissant. Tarifs TTC. Estimation pour 13 450 kWh/an (septembre 2026). Tarifs TTC vérifiés le 1 septembre 2026, issus de la base de données Selectra. Consommation de référence issue des profils de consommation moyens Selectra. Seule l'offre la moins chère par fournisseur est affichée. = partenaire Selectra. Pour les autres fournisseurs affichés, le numéro indiqué est celui de leur service client. Service Selectra partenaire d'EDF pour une sélection d'offres, hors tarifs réglementés. Selectra partenaire d'Engie Service Selectra partenaire d'Octopus Energy pour une sélection d'offres. Détails sur le Selectra Score. Comment nous collectons et modérons les avis clients.
Prix fixe gaz · 13 450 kWh/an · Toulouse
Capter la baisse plus tard avec une offre indexée
Une offre indexée sur le prix repère répercute chaque révision, dans les deux sens. Elle vous fera donc suivre la hausse des prochains mois avant de vous faire profiter de la détente. C'est le choix cohérent si vous acceptez de payer plus cet hiver pour ne pas être bloqué au-dessus du marché ensuite.
Dans les deux cas, l'arbitrage ne porte que sur la part fourniture. Le reste de la facture évolue de la même façon quel que soit votre contrat, et c'est la raison pour laquelle une baisse du marché ne se voit jamais entièrement sur le montant prélevé.
Comparer les offres à consommation identique
Deux offres peuvent afficher un prix du kilowattheure très proche et aboutir à des factures différentes, parce que l'abonnement diffère. La seule comparaison qui tranche est le coût total sur une année, à consommation identique et abonnement compris. Les offres de gaz les moins chères du marché se lisent sur cette base, et la page consacrée au prix du gaz détaille chacune des composantes de la facture.
Offres gaz — profil standard
kWh TTC
0,1240 €
Abonnement TTC
294,84 €/an
Mensualité TTC
164 €/mois
1 963 €/an
−210 €/anGrille vérifiée le 1 septembre 2026
Avantages
- Prix du kWh HT garanti sans augmentation pendant 25 mois
- Visibilité budgétaire sur plus de deux ans, idéal pour les foyers à fort usage du gaz (chauffage, eau chaude)
- Service client EDF basé en France, joignable par téléphone
Inconvénients
- L'abonnement reste révisable une fois par an, selon l'évolution des tarifs réseau GRDF
- Prix du kWh fixé lors de la souscription : en cas de baisse des marchés, vous ne profitez pas de la tendance
kWh TTC
0,1097 €
Abonnement TTC
499,44 €/an
Mensualité TTC
165 €/mois
1 975 €/an
−198 €/anGrille vérifiée le 19 août 2026
Avantages
- Flexibilité pour personnaliser votre offre
- Prix de fourniture du gaz fixe pendant 3 ans
- Offre résiliable à tout moment.
Inconvénients
- Aucune baisse des tarifs pendant 3 ans
- Offre sans biogaz.
kWh TTC
0,1218 €
Abonnement TTC
360,79 €/an
= TRV
Mensualité TTC
167 €/mois
1 999 €/an
−174 €/anGrille vérifiée le 1 septembre 2026
Avantages
- 5 % de gaz vert (biométhane) inclus, certifié par des Garanties d'Origine
- Abonnement et prix du kWh HTT fixes pendant 3 ans.
Inconvénients
- Seules les composantes hors taxes sont gelées : taxes, obligations et acheminement peuvent évoluer en cours de contrat et se répercuter sur la facture.
kWh TTC
0,1182 €
Abonnement TTC
476,16 €/an
Mensualité TTC
172 €/mois
2 065 €/an
−108 €/anGrille vérifiée le 1 septembre 2026
Avantages
- 15 % de gaz vert français certifié par garanties d'origine
- Prix du kWh hors taxes compétitif et fixe un an
- Tarif identique partout en France, quelle que soit la zone gaz.
Inconvénients
- Prix de l'abonnement élevé, qui pénalise les petits consommateurs
- Les coûts d'acheminement ne sont pas figés par la garantie de prix.
kWh TTC
0,1283 €
Abonnement TTC
360,84 €/an
= TRV
Mensualité TTC
174 €/mois
2 086 €/an
−87 €/anGrille vérifiée le 1 septembre 2026
Avantages
- kWh hors taxes fixé 3 % sous le prix repère du gaz en vigueur en août 2026
- kWh et abonnement hors taxes bloqués deux ans
- Bonus parrainage crédité sur la cagnotte Octopus
Inconvénients
- Remise modeste : 3 % sur le kWh hors taxes par rapport au prix repère
- Pas de biogaz : 100 % gaz naturel
- Si les prix reculent en 2027, cette offre à prix fixe ne sera pas révisée
Annonce — Classement par budget annuel croissant. Tarifs TTC. Estimation pour 13 450 kWh/an (septembre 2026). Tarifs TTC vérifiés le 1 septembre 2026, issus de la base de données Selectra. Consommation de référence issue des profils de consommation moyens Selectra. Seule l'offre la moins chère par fournisseur est affichée. = partenaire Selectra. Pour les autres fournisseurs affichés, le numéro indiqué est celui de leur service client. Service Selectra partenaire d'EDF pour une sélection d'offres, hors tarifs réglementés. Selectra partenaire d'Engie Service Selectra partenaire d'Octopus Energy pour une sélection d'offres. Détails sur le Selectra Score. Comment nous collectons et modérons les avis clients.
Chauffage gaz · 13 450 kWh/an · Toulouse
Ce classement bouge chaque mois, puisque les grilles suivent le prix repère et que les fournisseurs ajustent leur remise. Le prix affiché au moment de la souscription est celui qui vous engage, et c'est lui qu'il faut confronter au niveau du prix repère du mois en cours.
Annonce — Service Selectra de comparaison des offres d'énergie. Service gratuit et sans engagement.
Questions fréquentes sur la baisse du prix du gaz
Pas dans les mois qui viennent. Le prix repère affiche une hausse de 8,0 % en octobre 2026. Sur le marché de gros, la première baisse réellement cotée n'arrive qu'au second semestre 2027. Le marché cote l'année 2028 environ 39 % en dessous de l'année 2027.
Ces cotations sont des anticipations et non des prix garantis : elles se déplacent à chaque révision du niveau des stocks européens et à chaque événement géopolitique.
Parce que le marché de gros ne détermine que la part fourniture, soit 44,6 % de la facture d'un foyer chauffé au gaz. Le reste, ce sont l'acheminement (tarif de distribution, tarif de transport) et les taxes, qui suivent leur propre trajectoire.
Cette trajectoire est allée dans le sens de la hausse ces dernières années. L'accise sur le gaz a doublé entre 2023 et 2025 et la TVA sur l'abonnement est passée de 5,5 % à 20 % en août 2025, ce qui a absorbé une partie des baisses du marché.
Attendre une baisse qui n'est pas cotée avant plusieurs trimestres revient à payer la hausse entre-temps. La vraie question est celle de la formule et de la durée : un prix fixe d'un an couvre l'hiver sans vous priver de la détente cotée ensuite, alors qu'un engagement de trois ans vous fait traverser toute la période où le marché anticipe des prix plus bas.
Non, et l'écart est important. Une détente d'un tiers sur le marché de gros ne réduit pas la facture d'un tiers, puisqu'elle ne porte que sur 44,6 % du montant. Elle ne joue en outre que si votre contrat répercute le marché, ce qui n'est pas le cas d'une offre à prix fixe déjà signée.
Parce que la demande de chauffage disparaît, et cela se lit directement dans les cotations. Un contrat trimestriel d'été s'échange bien en dessous d'un contrat d'hiver, chaque année et indépendamment de la tendance de fond.
C'est un piège de lecture courant : comparer un trimestre d'été à un trimestre d'hiver donne un écart spectaculaire qui ne dit rien du marché. Pour juger d'une baisse, il faut comparer un hiver à un autre hiver, ou une année entière à une autre.
Oui, et c'est l'un des déterminants les plus suivis. L'Europe consomme en hiver le gaz qu'elle a injecté en été dans ses réserves souterraines. Quand un hiver rigoureux vide ces réserves plus vite qu'anticipé, les achats de reconstitution du printemps se font dans l'urgence, et les prix de gros restent soutenus bien après la fin de l'hiver.
En France, ces réserves sont exploitées par Storengy, Teréga et Géométhane, et leur coût est répercuté sur la facture par le tarif de stockage.