Les prix du gaz vont-ils baisser en 2026 ?
À court terme, le prix repère du gaz publié par la CRE pour le profil chauffage gaz s'élève à 0,12558 €/kWh en Mai 2026, contre 0,10513 €/kWh en mars 2026 — l'écart reflète encore l'impact de la crise Iran de février 2026. Sur le marché de gros, le PEG spot du mois courant s'établit autour de . À moyen terme, les forwards des marchés à terme anticipent une décrue progressive : 36,2 €/MWh en 2027, 27,3 €/MWh en 2028, 23,3 €/MWh en 2029.
Prévisions de prix 2027-2029
Les anticipations des marchés à terme et des analystes spécialisés (Bloomberg, S&P Global) projettent une décrue progressive du prix de gros, alignée sur le retour à des niveaux pré-crise.
Prévisions PEG (€/MWh)
Source : PEG spot et forwards annuels publiés par les marchés à terme au 12 mai 2026. Données live PEG. À comparer aux pics de 2022 (jusqu'à 300 €/MWh) et au niveau historique pré-crise (~ 20 €/MWh).
Ces prévisions ne concernent toutefois que la part « énergie » de votre facture (~ 35-45 % du total). Les autres composantes (transport, distribution, taxes) suivent leur propre trajectoire, généralement à la hausse, ce qui amortit la détente sur la facture finale du consommateur.
Les facteurs qui influencent les prix du gaz
Le prix du gaz acheté sur les marchés de gros résulte d'un équilibre entre des forces opposées. Certaines poussent à la baisse (anticipations stables, baisse de la consommation), d'autres à la hausse (tensions géopolitiques, stocks bas, hausse des taxes).
Tensions géopolitiques
Le conflit en Iran (fin février 2026) a fait +50 % sur les cours européens en quelques jours. Le Qatar, grand exportateur de GNL, est en zone à risque, et le détroit d'Ormuz reste un point de tension. Toute escalade redouble la volatilité du PEG.
Stocks européens bas
Les stocks européens sont à 31 % au sortir de l'hiver 2026, contre 40,7 % un an plus tôt. La France n'est qu'à 21,1 %. Cela impose des achats massifs au printemps pour reconstituer les volumes avant l'hiver suivant, ce qui soutient les prix de gros.
Hausse continue des taxes
L'accise gaz a doublé en deux ans (8,37 → 16.4 €/MWh), la TVA sur les abonnements est passée de 5,5 % à 20 % en août 2025, et l'ATRD a augmenté de +27,5 % puis +6,1 %. Cela compense largement la baisse de la part énergie sur la facture finale.
Baisse structurelle de la consommation
L'interdiction des chaudières gaz dans les logements neufs depuis la RE2020, le bond des pompes à chaleur et l'isolation des bâtiments font reculer la demande de 1,9 à 2,5 % par an selon GRDF. À long terme, c'est un facteur baissier sur les prix.
L'évolution des taxes sur la facture gaz
Mesures fiscales et tarifaires récentes
Source : arrêtés et délibérations CRE 2023-2025. L'effet cumulé représente environ +220 €/an sur une facture chauffage gaz par rapport à 2023.
La baisse du marché de gros représente environ 35 à 45 % de votre facture. Les autres postes (acheminement, taxes, marge fournisseur) ont augmenté en parallèle. Pour profiter pleinement de la baisse, il faut être chez un fournisseur dont le tarif est indexé sur le PEG ou sur le prix repère CRE — sinon, votre prix reste figé jusqu'à l'échéance de votre contrat.
Comment trouver les prix les plus bas aujourd'hui
La baisse du gaz de gros ne profite pas automatiquement à tout le monde : il faut être sur la bonne offre. Pour capturer la détente actuelle, deux stratégies opposées existent — chacune adaptée à une vision du marché à venir.
Stratégie 1 : capter la baisse avec une offre indexée
Les offres indexées (sur le PEG ou sur le prix repère CRE) répercutent automatiquement les baisses du marché : vous payez chaque mois ce que coûte réellement le gaz. Si la tendance se confirme, vous bénéficiez de chaque détente sans rien faire. Le risque : en cas de choc géopolitique, votre prix grimpe aussi vite qu'il a baissé.
Stratégie 2 : se protéger d'une remontée avec un prix fixe
Les offres à prix fixe gèlent le tarif du kWh pendant 1 à 3 ans. Souscrites au creux d'un cycle, elles vous protègent en cas de remontée brutale (escalade Iran, hiver rigoureux, choc d'offre). Le revers : si la baisse continue, vous payez plus que le marché jusqu'à l'échéance.
Offres gaz à prix fixe
kWh TTC
0,1013 €
Abonnement TTC
332,76 €/an
Mensualité TTC
141 €/mois
soit 1 695 €/an
−338 €/anAvantages
- Des prix légèrement inférieurs à la moyenne
- Suivi de consommation depuis l'appli OHM et Moi
Inconvénients
- Aucune garantie sur les prix
- Pas de biogaz
- Option plantation d'arbre disponible en supplément seulement
kWh TTC
0,1080 €
Abonnement TTC
279,48 €/an
Mensualité TTC
144 €/mois
soit 1 732 €/an
−301 €/anAvantages
- Prix du kWh HT fixe pendant 2 ans et 1 mois
- Service client 100% en France.
Inconvénients
- Le prix de l'abonnement n'est pas fixe et peut évoluer une fois par an.
kWh TTC
0,1070 €
Abonnement TTC
340,08 €/an
Mensualité TTC
148 €/mois
soit 1 779 €/an
−254 €/anAvantages
- Prix de l'offre HTT fixe pendant 1 an
- Un service client basé en France
- Prix inférieur au prix repère de vente du gaz.
kWh TTC
0,1184 €
Abonnement TTC
343,92 €/an
= TRV
Mensualité TTC
161 €/mois
soit 1 936 €/an
−97 €/anAvantages
- Prix du gaz HT bloqués pendant 1 an, ce qui protège contre les hausses du marché
- Prix du kWh 5% inférieur au kWh du PRG HT
- Abonnement HT aligné sur le Prix Repère du gaz au moment de la souscription
Inconvénients
- Pas de biogaz inclus dans l’offre
- Blocage des prix HT : les taxes et contributions peuvent évoluer pendant la durée du contrat
kWh TTC
0,1096 €
Abonnement TTC
483,00 €/an
Mensualité TTC
163 €/mois
soit 1 957 €/an
−76 €/anAvantages
- Flexibilité pour personnaliser votre offre
- Prix de fourniture du gaz fixe pendant 3 ans
- Offre résiliable à tout moment
Inconvénients
- Pas de baisse des tarifs pendant 3 ans
- Offre sans biogaz
Classement par budget annuel croissant. Tarifs TTC. Estimation pour 13 450 kWh/an, compteur 6 kVA en option Base (mai 2026). Seule l'offre la moins chère par fournisseur est affichée. = partenaire Selectra. Détails sur le Selectra Score.
Prix fixe gaz · 13 450 kWh/an · Toulouse
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Offres gaz — profil standard
kWh TTC
0,1013 €
Abonnement TTC
332,76 €/an
Mensualité TTC
141 €/mois
soit 1 695 €/an
−338 €/anAvantages
- Des prix légèrement inférieurs à la moyenne
- Suivi de consommation depuis l'appli OHM et Moi
Inconvénients
- Aucune garantie sur les prix
- Pas de biogaz
- Option plantation d'arbre disponible en supplément seulement
kWh TTC
0,1080 €
Abonnement TTC
279,48 €/an
Mensualité TTC
144 €/mois
soit 1 732 €/an
−301 €/anAvantages
- Prix du kWh HT fixe pendant 2 ans et 1 mois
- Service client 100% en France.
Inconvénients
- Le prix de l'abonnement n'est pas fixe et peut évoluer une fois par an.
kWh TTC
0,1070 €
Abonnement TTC
340,08 €/an
Mensualité TTC
148 €/mois
soit 1 779 €/an
−254 €/anAvantages
- Prix de l'offre HTT fixe pendant 1 an
- Un service client basé en France
- Prix inférieur au prix repère de vente du gaz.
kWh TTC
0,1184 €
Abonnement TTC
343,92 €/an
= TRV
Mensualité TTC
161 €/mois
soit 1 936 €/an
−97 €/anAvantages
- Prix du gaz HT bloqués pendant 1 an, ce qui protège contre les hausses du marché
- Prix du kWh 5% inférieur au kWh du PRG HT
- Abonnement HT aligné sur le Prix Repère du gaz au moment de la souscription
Inconvénients
- Pas de biogaz inclus dans l’offre
- Blocage des prix HT : les taxes et contributions peuvent évoluer pendant la durée du contrat
kWh TTC
0,1096 €
Abonnement TTC
483,00 €/an
Mensualité TTC
163 €/mois
soit 1 957 €/an
−76 €/anAvantages
- Flexibilité pour personnaliser votre offre
- Prix de fourniture du gaz fixe pendant 3 ans
- Offre résiliable à tout moment
Inconvénients
- Pas de baisse des tarifs pendant 3 ans
- Offre sans biogaz
Classement par budget annuel croissant. Tarifs TTC. Estimation pour 13 450 kWh/an, compteur 6 kVA en option Base (mai 2026). Seule l'offre la moins chère par fournisseur est affichée. = partenaire Selectra. Détails sur le Selectra Score.
Chauffage gaz · 13 450 kWh/an · Toulouse
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Questions fréquentes sur la baisse du prix du gaz
Le prix repère gaz reste élevé sur l'effet du conflit Iran de février 2026 (0,12558 €/kWh en Mai 2026). Sur le marché de gros, le PEG spot du mois courant tourne autour de 46 €/MWh. À moyen terme, les forwards anticipent un retour vers 27,3 €/MWh en 2028 et 23,3 €/MWh en 2029 — sous réserve d'absence de nouveau choc géopolitique. La baisse arrivera d'abord sur les offres indexées, à mesure que le PEG se détend.
La part énergie ne représente que 35 à 45 % de votre facture. Les autres postes — acheminement (ATRD, ATRT, ATS) et taxes (TICGN, CTA, TVA) — ont augmenté en parallèle : l'accise gaz a doublé en 2 ans, la TVA sur l'abonnement est passée à 20 % en août 2025. Résultat : la baisse de la part énergie est en grande partie absorbée. Pour la voir, il faut être sur une offre indexée et regarder la part « énergie » seule.
Cela dépend de votre vision du marché. Indexée si vous croyez que la baisse va se prolonger — vous capturez chaque détente automatiquement. Fixe si vous craignez une remontée (escalade Iran, hiver rigoureux, choc d'offre) — vous figez votre prix pour 1 à 3 ans, à la hausse comme à la baisse. En contexte géopolitique tendu, l'offre fixe reste plus prudente pour un foyer chauffé au gaz.
Le conflit déclenché fin février 2026 a fait +50 % sur les cours européens du gaz en quelques jours. Le Qatar (deuxième exportateur mondial de GNL) est en zone à risque, et le détroit d'Ormuz, par lequel transite 30 % du GNL mondial, reste un point de tension. Toute escalade redouble la volatilité du PEG. La détente d'avril 2026 est fragile et dépend du maintien d'un cessez-le-feu.
L'hiver 2025-2026 a été plus rigoureux qu'anticipé, et les achats GNL ont été perturbés par les tensions géopolitiques. Les stocks UE terminent l'hiver à 31 % contre 40,7 % un an plus tôt — la France n'est qu'à 21,1 %. Cela impose des achats massifs au printemps pour reconstituer les volumes avant l'hiver 2026-2027, ce qui maintient une pression haussière sur les prix de gros.
Oui, mais lentement. L'interdiction des chaudières gaz dans les logements neufs (RE2020 depuis 2022), le bond des pompes à chaleur et l'isolation des bâtiments font reculer la demande française de 1,9 à 2,5 % par an selon GRDF. À l'échelle européenne, cette baisse structurelle de la demande pèse négativement sur les prix de gros à moyen-long terme, même si les chocs court-terme (météo, géopolitique) restent prépondérants.