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Evolution des prix de l'électricité

Évolution du prix de l'électricité

Les tarifs réglementés de l'électricité (tarif bleu d'EDF) évoluent jusqu'à deux fois par an. Les taxes quant à elle augmentent une fois par an au maximum. Malgré les hausses des dernières années, le prix du kWh moyen pour les particuliers comme les professionnels est modéré par rapport à celui pratiqué par nos voisins européens. Il reste par ailleurs possible de trouver des prix plus attractifs encore que ceux pratiqués par EDF, avec une qualité de service et de l'énergie au moins équivalente.


L'évolution des tarifs réglementés de l'électricité en chiffres

 
 

Evolution des prix de l'électricité en France par rapport à l'UE

Pour les particuliers

 

Source : Eurostat. Prix national moyen défini en euros TTC par kWh au premier semestre de chaque année, pour des ménages consommateurs de taille moyenne (2500-5000 kWh /an)

Les prix de l'électricité en France demeurent très stables au regard de la situation dans le reste de l'Europe. L'héritage d'un parc nucléaire produisant de l'électricité dans des conditions de coût avantageuses explique en bonne partie cette stabilité dont bénéficient pleinement les consommateurs. 

Toutefois, la situation est amenée à se dégrader rapidement, les coûts d'entretien du parc nucléaire se répercutant par des hausses des taxes sur le prix du kWh. Il est probable que la France rattrape prochainement ses voisins européens en matière de niveaux de prix pour les ménages.

Pour réduire leurs factures, certains particuliers se rassemblent dans des opérations d'achat groupé d'électricité grâce à des sites spécialisés.

Pour les industries

 

Source : Eurostat. Prix national moyen défini en euros HT par kWh au premier semestre de chaque année, pour des industriels de taille moyenne (500 à 2000 MWh par an. Jusqu'en 2007, prix national moyen au 1er janvier de l'année pour des consommateurs de taille moyenne (2000 MWh par an).

Les prix de l'électricité pour l'industrie ont significativement augmenté en France, passant de 5,62 c€HT/kWh en 2002 à 7,71 c€HT/kWh en 2013 (+37% en 11 ans). La hausse reste toutefois contenue à un niveau proche de l'inflation et l'industrie française bénéficie toujours de conditions d'approvisionnement en électricité plus favorable que la plupart de ses voisins européens.

Un risque d'augmentation des prix de l'électricité en France

Toutefois, l'avenir pourrait être moins favorable avec des prix qui sont attendus à la hausse ces prochaines années.

En novembre 2011, Henri Proglio, PDG d'EDF, réclamait ainsi une hausse de 22 à 34% des prix de l'électricité en France, étalée sur 10 ans (2 à 3% d'augmentation par an). En février 2013, la Commission de Régulation de l'Energie (CRE) faisait une prévision plus pessimiste encore en estimant que la hausse pourrait atteindre 30% entre 2013 et 2017 pour les particuliers (6% d'augmentation par an sur 5 ans).

Plusieurs facteurs pourraient ainsi faire déraper les prix de l'électricité en France.

La hausse de la Contribution au Service Public de l'Electricité (CSPE)

Panneau solaire photovoltaïque

Les producteurs d'électricité solaire photovoltaïque bénéficient de tarifs de rachat attractifs financés par la CSPE.

La CSPE est une taxe sur la consommation d'électricité couvrant différents besoins (coûts de fonctionnement du Médiateur de l'Energie, coût du tarif Première Nécessité (TPN), coût de la péréquation tarifaire pour la Corse et l'Outre-Mer, et surtout tarifs de rachat des énergies renouvelables).

La CSPE est vouée à augmenter au fur et à mesure du développement des énergies renouvelables pour couvrir leurs tarifs de rachat élevés.

De 4,5 euros par MWh en 2005, elle est passée à 7,5 € en 2010, 9 € début 2012, 10,5€ mi 2012, 13,5€ en 2013, 16,5€ en 2014, 19,5€ en 2015 et 22,5€ en 2016. 

La CSPE est restée stable en 2017, sur décision du gouvernement, mais pourrait reprendre sa hausse dans les années prochaines. C'est le développement du solaire photovoltaïque qui expliquera l'essentiel de la hausse de la CSPE.

La prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires

Le parc nucléaire français devient veillissant (23 ans d'age moyen) et les premières centrales arrivant à l'âge de 30 ans subissent un contrôle complet entraînant leur arrêt pendant 3 à 6 mois. De lourds investissements devraient permettre de prolonger leur durée de vie à 40 ans au moins, et peut-être 60 si tout se passe comme le souhaiterait EDF.

Le chiffrage de ces investissements demeure incertain. Initialement, l'électricien national prévoyait de mettre sur la table 20 milliards d'euros entre 2015 et 2035 pour maintenir ses centrales en exploitation dans un monde post-Fukushima où les exigences de sécurité nucléaire sont renforcées.

En février 2014, EDF a chiffré à 55 milliards d'euros le coût de son plan de "grand carénage" d'ici à 2025 portant sur les 58 réacteurs français.

Au sein de cette sommes, 10 milliards sont dédiés à la mise à niveau sécuritaire post-Fukushima, 20 milliards pour l'amélioration de la sécurité lors des arrêts de tranche (notamment pour les visites décennales), 15 milliards pour la "maintenance lourdes des grands composants" (ex : générateurs de vapeur) et 10 milliards au titre "d'autres projets patrimoniaux".

Les investissements de réseau

Avec trois milliards d'euros d'investissement par an et une augmentation à prévoir de 3,8% par an du tarif d'utilisation des réseaux publics d'électricité (TURPE), les réseaux de transport et de distribution d'électricité (réseaux RTE et ENEDIS principalement) représentent une partie assez élevée de la hausse des prix de l'électricité des années à venir.

Les investissements sont spécialement nécessaires pour assurer la sécurité des réseaux de la Côté d'Azur et de la Bretagne, particulièrement fragiles et risquant le black out lors des pics de consommation d'hiver.

En 2017, le TURPE devrait augmenter de 2,71%, induisant une hausse moyenne de 1,7% de la facture d'électricité finale.

Du côté des technologies smart grids, le déploiement du compteur Linky (compteur communicant) sera coûteux, tout comme l'amélioration du réseau de distribution pour faciliter l'intégration des sources de production d'électricité intermittentes et décentralisées comme le solaire photovoltaïque ou l'éolien.

Des consommateurs à la recherche de prix plus bas

Faire baisser le prix avec une offre indexée

Au 1er janvier 2017, 14% des ménages et plus d'un tiers des professionnels et industriels ont quitté les tarifs réglementés de l'électricité d'EDF, à la recherche de prix plus bas.

Pour les particuliers et les petits professionnels, il est possible de revenir à tout moment aux tarifs réglementés de l'électricité d'EDF, ce qui encourage nombre de consommateurs à tenter le changement, sachant qu'il est possible de revenir en arrière sans frais et à tout moment.

A la clé, des économies de 20 à 200 euros par an pour les ménages selon les offres et l'importance de la consommation (consultez le comparateur électricité pour vous faire votre idée).

Fournisseur Offre Avantage Notre avis Plus d'infos
Direct Energie offre Classique  % de réduction sur le prix du kWh par rapport aux tarifs réglementés d'EDF Une offre très compétitive et un excellent service client 09 88 81 30 14
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Planète Oui Planète Oui  % de réduction sur l'abonnement par rapport aux tarifs réglementés d'EDF L'offre la moins chère pour les petites consommations 09 87 67 55 21
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Eviter les évolutions à la hausse avec une offre à prix fixes

Certains fournisseurs proposent de fixer les prix de l'électricité pendant 2 ans, afin d'éviter au consommateur de subir les augmentations des tarifs réglementés. C'est le cas par exemple de la plupart des offres électricité d'ENGIE

Toutefois, ces offres ne font au final que décaler la hausse de quelques mois (en fin de contrat, de nouvelles conditions tarifaires sont proposées au client) et elles ne sont fixes que sur les prix hors taxes et contribution (le client continue à subir les importantes augmentations de taxes). 

Fournisseur Offre Avantage Notre avis Plus d'infos
Lampiris Lampiris électricité  % de réduction sur le prix du kWh par rapport aux tarifs réglementés, à la date de souscription Une offre à prix fixe pendant 1 an, très compétitive pour de l'électricité verte 09 75 18 77 00
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ekwateur ekwateur électricité Prix du kWh moins cher que les tarifs réglementés, à la date de souscription Une offre à prix fixe pendant 1 an, compétitive pour de l'électricité verte 09 87 67 16 74
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Comprendre les mécanismes de la hausse

 

Comprendre la structure d'une facture d'électricité

Le détail des règles régissant l'évolution de l'électricité est à la fois très complexe et méconnu du grand public.

Pour bien comprendre, il faut commencer décomposer la facture d'électricité pour distinguer en son sein :

  • La part réseau, qui correspond aux tarifs d'acheminement(TURPE) rémunérant les gestionnaires de réseau ENEDIS (ex ERDF) (distribution) et RTE (transport). Cette part réseau ne varie pas selon le fournisseur car les gestionnaires de réseau ont le statut de monopole.
  • La part fourniture couvre les coûts de production et de commercialisation de l'électricité. C'est sur cette partie de la facture que les fournisseurs d'électricité peuvent jouer pour proposer des prix plus bas qu'EDF à leurs clients.
  • Les taxes et contributions (CTA, TVA, CSPE, TCFE) sont nombreuses et représentent près de 32% de la facture totale.

L'évolution des prix finaux en €TTC reflète l'évolution des composantes prises individuellement

Lorsqu'on parle de hausse des tarifs réglementés de l'électricité, on désigne le plus souvent la hausse annuelle de l'été qui concerne à la fois la part réseau et la part fourniture.

La Commission de Régulation de l'Energie (CRE) analyse les comptes de l'acteur historique EDF pour soumettre au gouvernement une proposition d'évolution des prix de l'électricité qui permette à EDF de couvrir ses coûts complets, comme le prévoit la loi.

Le gouvernement a le dernier mot en prenant l'arrêté tarifaire final, et il est fréquent qu'il retienne une évolution moins importante que celle préconisée par la CRE de façon à préserver le pouvoir d'achat du consommateur.

Les taxes augmentent de leurs côtés selon les modalités qui leur sont propres. Leur hausse peut faire que les tarifs réglementés en euros TTC augmentent plusieurs fois par an, même si les médias se focalisent souvent sur les évolutions des parts réseau et fourniture.

Par exemple, au 1er janvier 2013, le consommateur d'électricité a subi une triple hausse de la TVA, des taxes locales (TCFE) et de la CSPE, à laquelle s'ajoute l'augmentation des tarifs réglementés de 5% l'été de la même année.

Pour entrer davantage dans le détail, il faut signaler que les hausses annoncées des tarifs réglementés correspondent à des moyennes.

En réalité, la structure de la facture entre les prix d'abonnement et du kWh peut être modifiée de façon à ce qu'il y ait des gagnants et des perdants à l'issue d'une hausse moyenne des prix.

Par exemple, à l'été 2013, le gouvernement a souhaité amortir la hausse des prix de l'électricité de 5% en baissant l'abonnement pour les petites consommations, de façon à protéger les plus petits consommateurs, considérés comme les moins aisés.

Enfin, la CRE analyse les coûts des gestionnaires de réseau ENEDIS et RTE de façon à proposer un cadre pluriannuel d'évolution des tarifs d'acheminement TURPE.

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