Maison autonome : conditions, avantages, économies

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Face aux préoccupations grandissantes autour de l'environnement, il existe désormais des habitats durables qui se présentent comme de véritables alternatives économiques et écologiques aux constructions classiques actuelles. On distingue notamment la maison autonome qui, comme son nom l'indique, est un type d'habitation totalement indépendant et donc non raccordé aux réseaux d'électricité, de gaz et d'eau. En effet, la maison autonome est en mesure de produire toutes les ressources dont ses occupants ont besoin. Comment fonctionne-t-elle concrètement et quels sont les avantages à rendre sa maison autonome ? Réponses dans ce guide détaillé.


Maison autonome : c'est quoi ?

maison autonome

Une maison autonome est un type d'habitation durable, c'est-à-dire construite ou rénovée de manière à répondre à tous les besoins de ses occupants, sans dépendre de ressources extérieures. Concrètement, ce sont des maisons qui ne nécessitent pas de raccordement au réseau public d'électricité, ni de raccordement au gaz ou à l'eau, car elles créent et utilisent leurs propres ressources. Elles sont ainsi plus économes mais également plus respectueuses de l'environnement.

  1. Le fonctionnement d'une maison autonome
  2. La différence entre maison autonome et maison passive

Le fonctionnement d'une maison autonome

Le principe de fonctionnement d'une maison autonome est comme suit : elle produit sa propre chaleur, son électricité et son eau potable, grâce à différents moyens de production renouvelables (par exemple les éoliennes, les panneaux solaires, etc.). Grâce à son indépendance, on la retrouve d'ailleurs le plus souvent dans des endroits isolés comme les montagnes, les forêts, etc.

Une maison peut être 100% autonome, c'est-à-dire qu'elle ne nécessite aucune assistance extérieure et est complètement indépendante des réseaux d'Enedis et de GRDF, tout comme elle peut aussi être partiellement autosuffisante, en fonction du degré d'autonomie recherché par les particuliers et surtout le budget qu'ils peuvent allouer à la rénovation ou la construction de l'habitat.

La différence entre maison autonome et maison passive

Outre la maison autonome, on distingue également la maison passive parmi les "habitats du futur". Le principe de la maison passive est différent de celui de la maison autonome dans la mesure où elle se concentre sur la réduction de la consommation énergétique du logement, tandis que la maison autonome touche à tous les besoins des particuliers (eau, électricité et parfois même nourriture).

À savoir que dès le 1er Janvier 2022, une nouvelle réglementation thermique entre en vigueur en ce qui concerne les nouvelles constructions. Il s'agit de la norme RT 2020, qui exige que toutes les constructions neuves produisent plus d'énergie qu'elles n'en consomment. La maison autonome reprend un peu ce principe, mais va encore plus loin en produisant aussi l'ensemble de ses ressources.

Une maison est dite passive lorsqu'elle couvre les besoins énergétiques par elle-même. Pour faire simple, il n'y a pas besoin d'ajouter un chauffage dans une maison passive, ce qui diminue fortement la consommation énergétique des habitants. Pour qu'une maison soit passive, il faut évidemment qu'elle soit très bien isolée. Ainsi, la chaleur dégagée à l'intérieur (par les occupants du logement ou encore les appareils électriques en fonctionnement) et la chaleur apportée par l'extérieur produisent un chauffage suffisant et confortable, car il n'y a aucune perte de chaleur.

Par ailleurs, contrairement à une maison autonome en eau et en électricité, une maison passive doit suivre de nombreuses réglementations strictes, pour obtenir le label "Passivhaus".

Maisons autonomes : sont-elles vraiment écologiques ? La maison autonome est plus écologique qu'une construction dite classique, de par son utilisation de ressources renouvelables et locales. Elle est aussi appelée maison énergie zéro, car sa consommation de chauffage est minime (pas plus de 15 kWh/m²/an). En revanche, pour qu'elle ait réellement un impact positif sur l'environnement, elle doit s'accompagner d'un changement d'habitudes et de comportements de la part des occupants. En effet, même si la maison produit sa propre électricité par exemple, le but n'est pas d'en consommer plus, mais de conserver un faible besoin énergétique pour rendre possible la production autonome. De plus, la mise en place de tous les systèmes de la maison autonome peut avoir un impact non négligeable sur l'environnement. Il faut donc faire attention à bien les choisir et les exploiter.

Comment rendre une maison autonome ?

De plus en plus de constructions sont tournées vers l'autosuffisance. Mais il faut savoir qu'un logement existant peut également être transformé en une maison autonome, après rénovation. Pour rendre sa maison autonome, il faut évidemment bien choisir ses moyens de production d'électricité, d'eau et de toutes les autres ressources dont on a besoin.

  1. La production d'électricité
  2. Le chauffage
  3. L'approvisionnement en eau

La production d'électricité

Combien de panneaux solaires pour une maison autonome ? Le nombre de panneaux solaires pour une maison autonome dépend fortement de sa consommation. On estime qu'il faut environ 16 panneaux solaires pour une consommation entre 11 000 et 17 000 kWh, et environ 24 panneaux pour une consommation supérieure à 17 000 kWh. Attention, il faut également prendre en compte la surface du toit, car celle-ci doit être suffisamment grande pour les contenir, sachant que 16 panneaux auront besoin d'un minimum de 32m² et 24 panneaux, 48m².

maison autonome

Le moyen le plus simple et le plus accessible de produire sa propre électricité aujourd'hui pour les particuliers reste les panneaux solaires photovoltaïques, à installer sur le toit de la maison. Ces panneaux peuvent alors faire fonctionner l'ensemble des appareils électriques et de l'éclairage, et même assurer un complément de chauffage via une ventilation d'air chaud. Il faut cependant installer un nombre de panneaux solaires suffisant pour couvrir la totalité des besoins du logement.

Les panneaux solaires sont beaucoup moins chers et plus faciles à installer que les autres moyens de production existants (par exemple l'éolienne ou l'hydraulique). Cela dit, il faut aussi prendre en compte la difficulté liée à la variation de la consommation. En effet, en hiver, le foyer consommera logiquement plus et devra donc produire une quantité d'énergie plus importante, alors qu'il risque d'en produire plus que nécessaire en été. Pour y remédier, il est conseillé d'investir dans des batteries solaires pour stocker l'énergie et la consommer seulement quand il le faut. Mais attention, cet investissement n'est pas négligeable.

Certains consommateurs optent pour l'autoconsommation photovoltaïque partielle qui leur permet de consommer une partie de l'énergie qu'ils produisent, puis de revendre le surplus s'il y en a ou de bénéficier de l'électricité du réseau s'il en manque. Mais cela nécessite le raccordement au réseau d'Enedis et n'est donc pas une option pour une maison autonome à 100%.

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Le chauffage

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Pour une maison autonome, il faut généralement se tourner vers des énergies renouvelables mais surtout disponibles localement pour le chauffage. Différentes solutions existent, dont la moins chère et la moins accessible reste le bois. Il est par exemple recommandé d'opter pour un poêle à bois ou un poêle à granulés de bois. Cela permet à la maison de se chauffer de manière autonome, sans aucun raccordement au réseau public.

Une autre alternative est la pompe à chaleur, qui utilise l'énergie gratuite de l'air pour produire de la chaleur. C'est donc aussi un mode de chauffage utilisant une énergie issue de ressources naturelles et renouvelables.

Pour les logements situés dans une région au climat chaud, comme dans le Sud de la France, il est possible de profiter un maximum de la chaleur extérieure en faisant installer des grandes baies vitrées et ainsi réduire considérablement le besoin de chauffage.

L'approvisionnement en eau

maison autonome

L'approvisionnement en eau est la partie la plus complexe lorsqu'on veut rendre sa maison autonome. Il n'y a que deux solutions possibles, et toutes les deux sont soumises à des règlementations très strictes :

  1. Un système pour récupérer l'eau de pluie : récupérer l'eau de pluie est une solution écologique et économique, mais attention, l'eau de pluie ne peut être utilisée que pour évacuer les eaux des toilettes, nettoyer les sols et nettoyer le linge. En France, sa consommation est interdite. Cela est défini dans l’arrêté du 21 août 2008, publié au Journal Officiel n°0201 du 29 août 2008. Le seul moyen de la rendre potable est de la faire passer par un traitement chimique ou mécanique pour filtrer tous les corps étrangers, puis purifier l'eau ;
  2. Un puits : creuser un puits est une autre solution, mais là encore, sa construction est soumise à de nombreuses normes. Il faut notamment la déclarer auprès des exploitants de réseaux souterrains, puis à la mairie avec un extrait du cadastre. Puis, l'eau doit également être traitée pour être considérée comme potable.

Pour l'eau chaude sanitaire, il peut être intéressant de se tourner vers le chauffe-eau solaire thermique.

Construire une maison autonome : quels prérequis ?

Il y a différents éléments à prendre en compte avant de se lancer dans la construction d'une maison autonome, pour que le projet aboutisse :

  • L'isolation de la toiture, des murs et des sols est primordiale pour baisser les besoins en chauffage et trouver plus facilement des solutions locales de production de chaleur ;
  • L'exposition de la maison est importante car elle détermine les apports solaires qui contribueraient à la chauffer naturellement ;
  • Les réglementations : les principales réglementations à considérer sont celles qui concernent le traitement de l'eau ;
  • Le degré d'autonomie : il est intéressant de savoir si l'on veut opter pour une autonomie partielle ou totale, et réfléchir aux avantages et inconvénients de chaque option - à savoir qu'une autonomie partielle est beaucoup moins coûteuse et donne accès à des aides de l'Etat.

Comment choisir un constructeur pour sa future maison autonome ? Il existe désormais de nombreux constructeurs spécialisés qui proposent le montage d'une maison autonome clé en main, c'est-à-dire qu'ils s'occupent de tout, du dépôt de permis de construire à la mise en conformité RT2012/2020, en passant par l'installation des systèmes d'autoproduction et d'autoconsommation. Il peut être intéressant de demander plusieurs devis auprès de ces constructeurs pour trouver la meilleure offre. Pour ceux qui ont déjà une maison et souhaitent la rendre autonome, il faut plutôt se tourner vers des prestataires spécialisés dans l'installation de panneaux solaires, etc.

Quel est le prix d'une maison autonome ?

maison autonome

Rendre sa maison autonome a un prix. L'investissement initial est souvent très lourd, ce qui freine beaucoup de consommateurs, même si l'autonomie permet par la suite de réaliser des économies de chauffage considérables.

Il est difficile de donner un prix précis pour rendre sa maison autonome, car cela dépend des systèmes de production choisis, mais aussi du degré d'autonomie recherché. Ce qui est sûr, c'est que la construction d'une maison autonome est le plus souvent plus chère que la construction d'une maison individuelle classique. On estime que son prix est supérieur d'au moins 15% par rapport à une habitation standard à superficie égale.

Voici quelques estimations de prix pour donner une petite idée du budget à prévoir :

Prix pour rendre sa maison autonome
Matériaux / systèmes Prix
Pour la production d'électricité
Les panneaux solaires Entre 7 500 à 20 000€
Selon le nombre et la puissance des panneaux
Les batteries lithium Entre 600 et 1 000€
Par kWh de stockage
Pour le chauffage
Poêle à bois Entre 1 500 et 6 500€
Avec installation
Poêle à granulés Entre 3 000 et 15 000€
Avec installation
Pour l'eau
Forage du puits Entre 100 et 120€
Par mètre creusé
Système de récupération d'eau de pluis Entre 500 et 6 000€
Selon le type et la taille de la cuve / du système
Chauffe-eau solaire thermique Entre 4 000 et 7000€
Pour un ballon de 200 à 300L

En plus de ces différents moyens de production, les matériaux ainsi que le procédé de construction même impliquent un investissement plus lourd. Comme l'isolation est très importante, il faut construire des murs très épais, et souvent un triple vitrage pour les fenêtres, etc. Ce sont autant d'éléments à prendre en compte.

Quelles aides de l'Etat pour rendre sa maison autonome ? Malheureusement, il n'y a pas d'aide disponible pour les maisons 100% autonomes, mais il y a bien des subventions pour ceux qui optent pour l'autonomie partielle. Il faut, pour cela, opter pour l'autoconsommation avec vente de surplus, c'est-à-dire que le particulier doit raccorder son installation au réseau et revendre son surplus d'énergie à EDF OA Solaire pour profiter du tarif d'achat de ce surplus. De plus, il touche une prime à l'autoconsommation qui va de 80€ à 380€ par kWc installé, selon la puissance de l'installation.

Quels sont les avantages et inconvénients d'une maison autonome ?

  1. Les avantages
  2. Les inconvénients

Les avantages

Les principaux avantages d'une maison autonome résident dans les économies d'énergie et le respect de l'environnement. Mais il y a bien plus que cela :

  • Une gestion complètement autonome de ses consommations et donc de son budget énergie ;
  • Pas d'abonnement de gaz ou d'électricité à payer auprès des fournisseurs d'énergie, ce qui représente une économie considérable ;
  • L'utilisation de ressources naturelles et renouvelables, donc écologiques - mais aussi des ressources locales, ce qui permet de désencombrer les réseaux publics ;
  • Une liberté dans le choix des matériaux et systèmes à utiliser.

Les inconvénients

Toutefois, il y a également quelques inconvénients de construire une maison autonome, dont voici les plus importants à considérer :

  • L'investissement de départ est souvent très important. C'est ce qui freine principalement les consommateurs à construire une maison autonome, sachant que les systèmes existants sont chers à mettre en place et qu'il n'existe pas de subventions pour les maisons 100% autonomes non raccordées au réseau ;
  • En cas de panne, il n'est pas possible d'utiliser l'énergie provenant du réseau en attendant de réparer le dysfonctionnement, car le logement n'est pas raccordé. Les gestionnaires de réseau ne peuvent pas non plus intervenir pour le dépannage dans ce cas ;
  • L'ensemble de l'installation nécessite un grand espace. Les panneaux solaires, par exemple, requièrent une surface de la toiture suffisamment grande. L'intérieur de la maison doit aussi être assez grand pour contenir la poêle à bois, les batteries, le ballon solaire, etc. ;
  • L'entretien peut être contraignant car il y a différents systèmes en place et chacun d'eux doit être maintenu pour en assurer la sécurité et le bon fonctionnement ;
  • L'autonomie en eau est encore particulièrement difficile, à cause des réglementations en vigueur et des différents traitements pour la rendre potable.

Quelles économies par an grâce à une maison autonome ?

Que faire de l'énergie accumulée grâce à sa maison autonome ? Pour une maison autonome à 100%, il est nécessaire d'investir dans une batterie pour stocker le surplus d'énergie produit afin de le consommer au moment opportun. En revanche, pour une maison partiellement autonome raccordée au réseau Enedis, il peut être intéressant de se tourner vers la revente d'énergie auprès d'EDF OA Solaire - ce qui pourra également faire profiter du tarif d'achat.

Une maison autonome est un investissement vite rentabilisé grâce aux économies considérables qu'elle génère, notamment sur la consommation électrique et la consommation de chauffage (qui représentent la plus grande part des dépenses énergétiques des foyers). On estime ces économies à environ 3 000€ par an.

À titre d'indication, un logement de 100m2 consomme en moyenne 14 269 kWh (selon l'outil d'estimation de Selectra), ce qui représente plus de 2 500€ par an, qu'une maison autonome n'a pas à payer dû à sa consommation largement inférieure et l'absence du prix de l'abonnement comme elle n'est pas raccordée au réseau. Il faut ajouter à cela les économies sur l'eau.

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