Estimez votre part de chauffage collectif
Avec l'individualisation des frais, votre facture de chauffage se décompose en frais individuels (basés sur votre consommation réelle) et frais communs (répartis entre tous les logements). Estimez votre part ci-dessous.
Estimez votre part de chauffage collectif
Votre part annuelle
€/an
Répartition de vos charges
Frais individuels : calculés selon votre surface ( m²) rapportée à la surface totale ( m²).
Frais communs : répartis à parts égales entre les logements.
Dates d'allumage et d'arrêt du chauffage collectif 2025-2026
Quand le chauffage collectif est-il allumé ?
La mise en route du chauffage collectif intervient généralement aux alentours du 15 octobre. La coupure est effectuée entre mi-avril et mi-mai, à la fin de l'hiver. Ces dates ne sont pas fixées par la loi : elles sont décidées par le syndicat de copropriété, soit par vote en assemblée générale, soit via le règlement de copropriété.
Mi-octobre
Mise en route
Mi-avril à mi-mai
Arrêt du chauffage
Qui décide des dates ?
Les dates d'allumage et de coupure sont arrêtées selon deux modalités :
- Par un vote en assemblée générale rassemblant tous les copropriétaires ;
- Par l'ajout des dates dans le règlement de copropriété.
Une fois la date fixée, le syndicat de copropriété mandate un chauffagiste professionnel pour la mise en route de la chaudière.
Répartition des frais de chauffage collectif
L'individualisation des frais de chauffage
La loi sur la Transition Énergétique du 17 août 2015 a instauré l'individualisation des frais de chauffage. Chaque logement en copropriété doit être équipé d'une installation permettant de mesurer sa consommation réelle d'énergie. Les objectifs sont triples :
- Inciter les ménages à consommer de manière plus raisonnée ;
- Permettre à chaque foyer de faire des économies de chauffage ;
- Réduire les factures en se basant sur les consommations réelles.
Selon l'ADEME, l'individualisation des frais de chauffage permet en moyenne 15 % d'économies d'énergie. En payant pour sa consommation réelle, chaque résident est incité à mieux réguler son chauffage.
L'équipement nécessaire
La mesure de la consommation individuelle peut se faire avec deux types d'équipement :
Répartiteur électronique
Boîtier installé sur chaque radiateur. Il mesure la différence entre la température ambiante et la surface du radiateur pour estimer la consommation de chauffage de chaque pièce.
Compteur d'énergie thermique
Positionné à l'entrée du logement, il relève directement la consommation de chauffage de l'habitation. Plus précis, mais plus coûteux à installer.
Quels immeubles sont concernés ?
L'individualisation est obligatoire pour toutes les copropriétés et immeubles où il est possible de mesurer la consommation de chauffage par logement. Un calendrier d'application a été fixé selon la consommation de l'immeuble :
| Consommation annuelle de l'immeuble | Date limite |
|---|---|
| Supérieure à 150 kWh/m² | 31 mars 2017 |
| Entre 120 et 150 kWh/m² | 31 décembre 2017 |
| Inférieure à 120 kWh/m² | 31 décembre 2019 |
Certaines copropriétés peuvent obtenir une dérogation, notamment lorsque l'installation de répartiteurs est techniquement impossible ou que son coût dépasse les économies d'énergie attendues. L'individualisation n'est pas non plus obligatoire pour les immeubles dont la consommation en chauffage est inférieure à 80 kWh/m²/an.
Comment est calculée la facture de chauffage collectif ?
La méthode de facturation actuelle
Avec l'individualisation, la facture de chauffage de chaque logement se décompose en deux parts :
70 % : Frais individuels
Basés sur le relevé de vos compteurs ou répartiteurs. Reflètent votre consommation réelle.
30 % : Frais communs
Entretien de la chaudière, combustible, dépannages. Répartis entre tous les logements.
Certains frais comme l'entretien de la chaudière et les dépannages sont partagés entre l'ensemble des logements, selon les règles fixées par la copropriété. Seule la part liée à la consommation (70 % minimum) est individualisée.
L'ancienne méthode de facturation
Avant l'individualisation, les charges de chauffage étaient calculées selon le "principe d'utilité", basé sur trois critères :
- Le tantième de copropriété (quote-part des parties communes) ;
- La surface du logement ;
- Le volume des parties chauffées.
Cette méthode, peu équitable, pouvait entraîner des écarts importants entre voisins : certains payaient plus que leur consommation réelle, d'autres moins. L'individualisation met fin à cette inégalité.
Choisir son fournisseur de gaz
Les offres pour le chauffage collectif
Les syndicats de copropriété souscrivent généralement des contrats de gaz professionnels, adaptés à des consommations bien supérieures à celles d'un particulier. Acheté en gros, le prix du kWh de gaz est plus bas. Plusieurs fournisseurs de gaz proposent des offres dédiées aux copropriétés.
Les offres pour le chauffage individuel
Si votre immeuble a un chauffage individuel (chaque logement a sa propre chaudière), vous pouvez choisir votre fournisseur librement. Le changement est gratuit, sans coupure et sans engagement. Comparez les offres disponibles :
Comparer les offres de gaz
kWh TTC
0,1208 €
Abonnement TTC
282,00 €/an
Mensualité TTC
159 €/mois
1 907 €/an
−143 €/anGrille vérifiée le 4 août 2026
Avantages
- Tarifs compétitifs sur le gaz
Inconvénients
- Aucune garantie sur la stabilité des prix
- Pas de biogaz inclus
kWh TTC
0,1177 €
Abonnement TTC
360,72 €/an
= TRV
Mensualité TTC
162 €/mois
1 944 €/an
−106 €/anGrille vérifiée le 2 juillet 2026
Avantages
- Prix du kWh HT fixe pendant 2 ans
- 20 % de biogaz français inclus dans l'offre
- Service client AFRC 100 % France
Inconvénients
- Prix du kWh légèrement supérieur au Prix Repère Gaz CRE
- Pas de bénéfice des baisses éventuelles du marché sur 2 ans
kWh TTC
0,1240 €
Abonnement TTC
294,84 €/an
Mensualité TTC
164 €/mois
1 963 €/an
−87 €/anGrille vérifiée le 3 août 2026
Avantages
- Prix du kWh HT garanti sans augmentation pendant 25 mois
- Visibilité budgétaire sur plus de deux ans — idéal pour les foyers à fort usage du gaz (chauffage, eau chaude)
- Service client EDF basé en France, joignable par téléphone
Inconvénients
- L'abonnement reste révisable une fois par an, selon l'évolution des tarifs réseau GRDF
- Prix du kWh fixé lors de la souscription : en cas de baisse des marchés, vous ne profitez pas de la tendance
kWh TTC
0,1093 €
Abonnement TTC
499,44 €/an
Mensualité TTC
164 €/mois
1 970 €/an
−80 €/anGrille vérifiée le 1 juillet 2026
Avantages
- Prix de fourniture du gaz fixe pendant 3 ans
- kWh environ 10 % indexé sur le prix repère pour un usage chauffage
- Offre nationale résiliable à tout moment
Inconvénients
- Aucun biogaz inclus dans l'offre
- Pas de bénéfice des baisses éventuelles du marché sur 3 ans
kWh TTC
0,1205 €
Abonnement TTC
360,84 €/an
= TRV
Mensualité TTC
165 €/mois
1 982 €/an
−68 €/anGrille vérifiée le 4 août 2026
Avantages
- kWh hors taxes fixé 3 % sous le prix repère du gaz en vigueur en août 2026
- kWh et abonnement hors taxes bloqués deux ans
- Bonus parrainage crédité sur la cagnotte Octopus
Inconvénients
- Remise modeste : 3 % sur le kWh hors taxes par rapport au prix repère
- Pas de biogaz : 100 % gaz naturel
- Si les prix reculent en 2027, cette offre à prix fixe ne sera pas révisée
Annonce — Selectra est partenaire de ces fournisseurs pour une sélection d'offres : OHM Énergie. Pour les autres fournisseurs affichés (Gaz de Bordeaux et GEG), Selectra n'est pas partenaire : le numéro indiqué est celui de leur service client.
Annonce — Service Selectra partenaire d'EDF pour une sélection d'offres, hors tarifs réglementés.
Annonce — Service Selectra partenaire d'Octopus Energy pour une sélection d'offres.
Classement par budget annuel croissant. Tarifs TTC. Estimation pour 13 450 kWh/an, compteur 6 kVA en option Base (août 2026). Tarifs TTC vérifiés le 4 août 2026, issus de la base de données Selectra. Consommation de référence issue des profils de consommation moyens Selectra. Seule l'offre la moins chère par fournisseur est affichée. = partenaire Selectra. Détails sur le Selectra Score.
Appelez un conseiller Selectra pour comparer les offres et trouver le contrat le plus adapté à votre logement.
Le chauffage collectif au gaz reste un système performant pour les grands immeubles, à condition que la copropriété fasse jouer la concurrence entre fournisseurs et que l'individualisation des frais soit effective. Depuis la loi de 2015, les copropriétés qui ont installé des répartiteurs ont constaté en moyenne 15 % d'économies. Pour les résidents en chauffage individuel, la solution la plus directe est de comparer les offres de gaz : sur un appartement de 65 m², passer du prix repère à l'offre la moins chère peut représenter 60 à 80 € d'économies par an.
Questions fréquentes sur le chauffage collectif au gaz
La mise en route du chauffage collectif intervient généralement aux alentours du 15 octobre et l'arrêt entre mi-avril et mi-mai. Ces dates ne sont pas fixées par la loi : elles sont décidées par le syndicat de copropriété, par vote en assemblée générale ou via le règlement de copropriété.
Oui, depuis la loi sur la Transition Énergétique de 2015, l'individualisation des frais de chauffage est obligatoire dans toutes les copropriétés où il est possible de mesurer la consommation par logement. Des dérogations existent pour les immeubles dont la consommation est inférieure à 80 kWh/m²/an ou lorsque l'installation est techniquement impossible.
La facture se décompose en deux parts : les frais individuels (minimum 70 %), basés sur le relevé de vos compteurs, et les frais communs (maximum 30 %), qui couvrent l'entretien de la chaudière, le combustible partagé et les dépannages. Ces frais communs sont répartis entre tous les logements.
Si vous êtes en chauffage individuel (chaudière personnelle), vous pouvez changer de fournisseur librement. En chauffage collectif, c'est le syndicat de copropriété qui choisit le fournisseur pour l'ensemble de l'immeuble. Vous pouvez proposer un changement en assemblée générale.
Selon l'ADEME, l'individualisation des frais de chauffage permet en moyenne 15 % d'économies d'énergie. En payant pour sa consommation réelle, chaque résident est incité à mieux réguler son chauffage. L'installation de robinets thermostatiques sur les radiateurs peut amplifier ces économies.
Un répartiteur est un petit boîtier électronique installé sur chaque radiateur. Grâce à des sondes, il mesure la différence de température entre l'air ambiant et la surface du radiateur pour estimer la consommation de chauffage de la pièce. Il permet de facturer chaque logement selon sa consommation réelle.