L'origine du gaz consommé en France en Octobre 2026
La production française de gaz naturel fossile est quasi nulle depuis 2013 : hors biométhane, le gaz consommé en France est importé. Il arrive soit par gazoducs (Norvège notamment), soit sous forme de gaz naturel liquéfié (GNL) par méthanier (États-Unis, Russie, Algérie, etc.). La répartition par pays a fortement évolué depuis 2022 et la guerre en Ukraine.
Source : SDES, Chiffres clés de l'énergie, édition 2025 (données 2024), sur 481 TWh PCS d'importations. Les volumes par pays sont calculés à partir des parts publiées.
Après l'invasion de l'Ukraine en 2022, l'Union européenne a engagé un plan de diversification de ses approvisionnements (REPowerEU). En France, le gaz russe n'a pas disparu pour autant : il représente encore 18 % des importations en 2024, livré sous forme de GNL. Entre 2023 et 2024, la part de la Norvège a gagné 7 points, celle des États-Unis en a perdu 5 (SDES).
Comment le gaz arrive-t-il en France ?
Deux modes de transport coexistent, avec des logiques économiques et géopolitiques différentes. Les gazoducs offrent des coûts d'acheminement bas mais rendent dépendant d'une route fixe. Le GNL (États-Unis, Algérie, Russie) coûte plus cher (liquéfaction, transport maritime, regazéification) mais offre une grande flexibilité d'approvisionnement.
Gazoducs
43 %
Canalisations en acier, posées sous la mer ou sous terre, avec des stations de compression le long du parcours. La Norvège est notre principal partenaire, avec du gaz acheminé depuis ses gisements de la mer du Nord. Coûts d'acheminement faibles, dépendance géopolitique forte (route fixe et engagement de long terme).
GNL (gaz naturel liquéfié)
57 %
Le gaz est liquéfié à -162 °C dans le pays producteur (volume divisé par 600 environ), embarqué sur méthanier, puis regazéifié dans un terminal d'arrivée (Dunkerque, Fos-Cavaou, Fos-Tonkin, Montoir-de-Bretagne). Coûts plus élevés mais flexibilité maximale : chaque cargaison peut changer de destination.
Source : SDES, données 2024. Entre 2023 et 2024, les importations de GNL ont reculé de 13,3 % et celles de gaz par gazoduc de 4,5 %.
La montée du biogaz local
Si la France reste fortement dépendante des importations, une part de son gaz est désormais produite localement via la méthanisation des déchets agricoles, ménagers et boues de stations d'épuration. Cette filière biométhane est en croissance rapide :
- 731 installations d'injection en service en France, selon le SDES ;
- 12 TWh de biométhane injectés en 2024, contre 9 TWh en 2023 ;
- Objectif légal : 10 % de gaz renouvelable dans la consommation de gaz en 2030 (article L100-4 du Code de l'énergie) ;
- Densité forte en région agricole : Bretagne, Grand-Est, Hauts-de-France, Pays de la Loire.
Souscrire à une offre de gaz vert (Ekwateur, TotalEnergies et d'autres fournisseurs en proposent, avec une part de biométhane qui va de 5 à 100 %) garantit qu'un volume équivalent à la part couverte de votre consommation a été injecté dans le réseau, en France ou en Europe. Cela soutient directement la filière.
D'un point de vue chimique, le biométhane et le gaz naturel sont identiques (méthane CH₄ purifié). Votre chaudière ne fait pas la différence : elle brûle indifféremment l'un ou l'autre. La seule différence est l'origine et l'empreinte carbone : le biogaz émet environ 23,4 g CO₂eq/kWh contre 227 pour le gaz naturel fossile, soit 90 % de moins.
L'origine du gaz dépend-elle de mon fournisseur ?
Non, du moins pas physiquement. Tous les fournisseurs (Engie, TotalEnergies, EDF, Ekwateur, Ilek…) livrent leur gaz par le même réseau public, qui le mélange et le distribue à tous les compteurs raccordés. Vous recevez donc la même molécule que vos voisins, quel que soit votre contrat.
En revanche, votre fournisseur choisit ses contrats d'achat sur les marchés. Une offre de gaz vert l'engage à acheter des garanties d'origine de biométhane à hauteur de la part verte de votre consommation. Les conditions générales et la fiche descriptive de l'offre précisent cette part et l'origine du biométhane, même si physiquement vous recevez un mélange réseau.
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Comparer les offres de gaz vert
Offres gaz vert
kWh TTC
0,1336 €
Abonnement TTC
341,40 €/an
Mensualité TTC
178 €/mois
2 138 €/an
−180 €/anGrille vérifiée le 1 octobre 2026
Avantages
- Prix du kWh HT garanti sans augmentation pendant 25 mois
- Plus de deux ans de budget connu d'avance, ce qui compte surtout dans un logement chauffé au gaz avec production d'eau chaude
- Service client EDF basé en France, joignable par téléphone
Inconvénients
- L'abonnement, lui, n'est pas gelé : il bouge une fois par an avec les tarifs du réseau GRDF
- Le kWh étant figé à la souscription, une détente des marchés ne vous profite pas : la garantie protège des hausses, elle prive aussi des baisses
kWh TTC
0,1346 €
Abonnement TTC
360,72 €/an
= TRV
Mensualité TTC
181 €/mois
2 171 €/an
−148 €/anGrille vérifiée le 2 octobre 2026
Avantages
- Prix du gaz bloqué pendant toute la durée du contrat
- 20 % de biogaz français inclus
- Service client labellisé AFRC Relation Client 100 % France.
Inconvénients
- Aucun bénéfice en cas de baisse du marché du gaz pendant la durée du blocage
- Prix du kWh légèrement plus élevé que celui du prix repère gaz.
kWh TTC
0,1246 €
Abonnement TTC
517,44 €/an
Mensualité TTC
183 €/mois
2 193 €/an
−125 €/anGrille vérifiée le 1 octobre 2026
Avantages
- 15 % de gaz vert français certifié par garanties d'origine
- Prix du kWh hors taxes compétitif et fixe un an
- Tarif identique partout en France, quelle que soit la zone gaz.
Inconvénients
- Prix de l'abonnement élevé, qui pénalise les petits consommateurs
- Les coûts d'acheminement ne sont pas figés par la garantie de prix.
kWh TTC
0,1412 €
Abonnement TTC
360,72 €/an
= TRV
Mensualité TTC
188 €/mois
2 260 €/an
−59 €/anGrille vérifiée le 1 octobre 2026
Avantages
- Prix du kWh HT fixe pendant 2 ans
- Prix de l'abonnement HT fixe pendant 2 ans.
Inconvénients
- Aucune part de gaz vert dans cette offre.
kWh TTC
0,1414 €
Abonnement TTC
360,79 €/an
= TRV
Mensualité TTC
189 €/mois
2 263 €/an
−56 €/anGrille vérifiée le 1 octobre 2026
Avantages
- 5 % de gaz vert (biométhane) inclus, certifié par des Garanties d'Origine
- Abonnement et prix du kWh HTT fixes pendant 3 ans.
Inconvénients
- Seules les composantes hors taxes sont gelées : taxes, obligations et acheminement peuvent évoluer en cours de contrat et se répercuter sur la facture.
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Gaz vert · 13 450 kWh/an · Toulouse
Questions fréquentes sur l'origine du gaz
La Norvège est le premier fournisseur de gaz de la France, avec 40 % des importations en 2024, acheminées par gazoducs. Suivent les États-Unis (21 %, GNL), la Russie (18 %, GNL) et l'Algérie (11 %). Les autres pays totalisent 10 %. Source : SDES, Chiffres clés de l'énergie, édition 2025.
La production française de gaz fossile est quasi nulle depuis 2013, année de la fin d'exploitation commerciale du gisement de Lacq, dans le Béarn. La production nationale repose sur la filière biométhane : 12 TWh injectés en 2024 par 731 installations, avec un objectif légal de 10 % de gaz renouvelable dans la consommation de gaz d'ici 2030.
La baisse concerne surtout le gaz russe livré par gazoduc à l'Europe, en grande partie interrompu depuis 2022 et visé par le plan européen REPowerEU. En France, où le gaz russe arrive par méthanier, la part russe atteint encore 18 % des importations en 2024 (SDES), car des contrats de GNL de long terme courent toujours.
Deux modes coexistent : les gazoducs, qui acheminent le gaz à l'état gazeux par canalisations sous-marines et terrestres (Norvège notamment) ; le GNL (gaz naturel liquéfié) pour les origines lointaines (États-Unis, Algérie, Russie). Le gaz est alors liquéfié à -162 °C, embarqué sur méthanier, puis regazéifié dans un terminal d'arrivée. La France compte quatre terminaux GNL : Dunkerque, Fos-Cavaou, Fos-Tonkin et Montoir-de-Bretagne.
Certaines offres couvrent jusqu'à 100 % de la consommation par des garanties d'origine de biométhane, dont une partie est produite en France. Le mécanisme est comptable : pour chaque MWh couvert, votre fournisseur prouve qu'un MWh de biométhane a été injecté dans le réseau. Vérifiez les conditions générales pour distinguer le biométhane français, le biométhane européen et la simple compensation carbone.
Le biométhane français coûte plus cher à produire que le gaz fossile importé, ce qui explique le soutien public dont il bénéficie (tarifs d'achat, certificats de production de biométhane). Parmi les importations, le gaz livré par gazoduc évite les coûts de liquéfaction, de transport maritime et de regazéification du GNL. Les prix de gros restent toutefois fixés par le marché européen, quelle que soit l'origine du gaz.