La loi NOME à l'Assemblée le 26 mai 2010
Le gouvernement semble enfin réactif face à l'exigence des fournisseurs d'électricité alternatifs de l'examen de la loi NOME à l'Assemblée Nationale.La loi NOME examinée le 26 mai 2010 dixit Borloo
Le député Jean-Claude Lenoir a annoncé le 19 mars 2010 l'intention du ministre de l'Energie Jean-Louis Borloo de voir la loi sur la nouvelle organisation du marché de l'électricité (NOME) examinée à l'Assemblée le 26 mai. Le député UMP JC Lenoir est un des grands spécialistes de l'énergie dans l'hémicycle; ancien médiateur de l'énergie et membre de la Commission Champsaur. Il a indiqué vendredi à l'AFP l'intention du gouvernement d'aller vite dans la mise en application de la loi NOME, et évoqué le mois de juillet pour le vote du texte.Les implications de l'accélération gouvernementale pour les fournisseurs d'électricité
Pour EDF, la loi NOME est un poids financier important. Le fournisseur historique devra en effet céder des capacités de production à bas prix aux fournisseurs alternatifs, et notamment Poweo et Direct Energie. Pour ces derniers, la loi NOME est une bouffée d'air dans le contexte très rude du marché de l'électricité actuel. Poweo notamment est étranglé entre ses investissements d'une part et son incapacité à générer une marge positive entre son coût d'achat de l'électricité et le prix auquel il le revend à ses clients.D'une manière plus générale, la loi NOME est la réponse française aux critiques de Bruxelles qui devrait permettre au gouvernement de repousser la suppression du tarif réglementé aux calendes grecques tout en contentant la commission européenne.





