Les 7 classes et leurs seuils
L'étiquette énergie va de A (moins de 70 kWh d'énergie primaire par m² et par an) à G (plus de 420). À chaque classe correspond aussi un plafond d'émissions de CO₂. Un logement chauffé au fioul, par exemple, peut consommer peu mais émettre beaucoup : il sera alors classé sur son étiquette climat, la plus défavorable.
kWh/m²/an
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Seuils fixés par l'arrêté du 31 mars 2021.
Que vaut concrètement chaque classe ?
Sélectionnez une lettre pour voir le profil type du logement, sa situation au regard de la location, et le conseil prioritaire. Les classes E, F et G sont celles qui appellent une action avant les échéances de la loi Climat et Résilience.
Profil type :
Le conseil :
Pour une estimation chiffrée de votre propre logement, utilisez notre simulateur de classe DPE, et confrontez-la à la répartition réelle de votre commune.
Les passoires thermiques : F et G
On parle de passoire thermique pour les logements classés F ou G. Ce sont les plus énergivores du parc : déperditions massives par les murs, le toit et les fenêtres, chauffage souvent ancien et coûteux, inconfort permanent l'hiver comme l'été. Au-delà de la facture, ces biens sont les premiers visés par le calendrier d'interdiction de location.
Concrètement : un logement classé G ne peut plus être proposé à la location depuis le 1er janvier 2025, un F le pourra jusqu'au 1er janvier 2028. Pour vendre une passoire, un audit énergétique est obligatoire et remis à l'acquéreur. La bonne nouvelle : ce sont aussi les logements pour lesquels les travaux rapportent le plus de classes d'un coup.
Comment passer d'une classe à l'autre ?
Gagner une classe ne se joue presque jamais sur un seul geste. Le saut vient de la combinaison de l'isolation (combles d'abord, puis murs et planchers), du remplacement du système de chauffage et de l'amélioration de la ventilation. Sur une passoire, remplacer une chaudière fioul par une pompe à chaleur peut suffire à gagner deux classes, car le geste agit à la fois sur l'énergie primaire et sur les émissions de CO₂.
Avant tout chantier d'ampleur, l'audit énergétique chiffre les scénarios et le gain de classes réaliste. Et puisque le DPE ne dépend pas de votre contrat d'énergie, comparer les offres d'électricité reste le moyen le plus rapide d'alléger la facture pendant que les travaux se planifient.
Vos questions sur les classes DPE
La classe D est la plus répandue en France et reste louable et vendable sans restriction. Ce n'est ni une passoire ni un logement performant : c'est un bien correct mais perfectible. Avec le durcissement progressif des seuils, sécuriser un D en le faisant remonter vers le C protège sa valeur à moyen terme.
Oui, un logement classé E reste louable jusqu'au 1er janvier 2034. Au-delà, il rejoindra la liste des logements interdits à la location s'il n'a pas été rénové. C'est le bon moment pour planifier des travaux par étapes sans urgence.
Les deux sont des passoires thermiques, mais le G est le plus énergivore (plus de 420 kWh/m²/an) et déjà interdit à la location depuis 2025. Le F (331 à 420) reste louable jusqu'en 2028. Dans les deux cas, le loyer est gelé et un audit est exigé à la vente.
Le DPE applique un coefficient de conversion de 2,3 à l'électricité pour passer en énergie primaire : 100 kWh consommés comptent pour 230. Un chauffage électrique direct dans un logement mal isolé pèse donc lourd. À l'inverse, une pompe à chaleur, qui produit 3 à 4 kWh de chaleur par kWh consommé, améliore nettement la note.
Non. La classe DPE dépend uniquement des caractéristiques du logement, jamais de votre contrat d'électricité. Changer d'offre réduit votre facture mais ne modifie pas l'étiquette : seuls des travaux le font.