COP 21 : quel bilan ? Les objectifs sont-ils remplis ?

Où en sont réellement les négociations sur les accords de la COP 21 (Conférence des Parties) ? Entente difficile, financement incertain, sortie des Etats-Unis des accords, etc. Depuis la conférence de Paris, de nombreux événements se sont produits et le contexte a bien évolué. Alors réussite ou échec ? Un expert revient sur le bilan de la COP 21.


Qu'est-ce que la COP 21 ?

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Depuis 1992, les Etats signataires de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques se réunissent tous les ans pour fixer des mesures contre le réchauffement global de la planète. Dans la lignée du protocole de Kyoto, la conférence internationale COP 21 devait fixer les objectifs « universels et contraignants » pour limiter le réchauffement climatique.

La mesure phare de cet accord international est la réduction des émissions de CO2. Elle doit permettre de limiter la hausse de la température de la planète à 2 degrés maximum.

En 2015, 195 pays ont signé cet accord. L'ensemble des mesures devraient être appliquées et entrer en vigueur en 2020.

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Le déploiement de l'accord de Paris

Il faut savoir que la COP21 n'était que le début d'un long processus de négociation. Des objectifs ont été fixés mais le plan d'action précis reste à définir.

La feuille de route pour concrétiser ces accords internationaux est la suivante :

  1. La COP 22 : pour adopter un plan de travail ;
  2. La COP 23 : pour négocier les règles d'applications des accords ;
  3. La COP 24 : pour dresser un bilan d'étape et mettre en place un "mode d'emploi" permettant d'appliquer efficacement les mesures contre le réchauffement climatique ; 
  4. Bilan mondial en 2023 : 3 ans après l'entrée en vigueur des accords internationaux, un bilan sera fait sur les avancées accomplies par rapport aux objectifs fixés pour sauver la planète.

Les objectifs et mesures définis par la COP 21

L'objectif global

CO2

L'objectif ambitieux de ce sommet international est de limiter la hausse des températures à 1,5 degré et qu'elle n'excède en aucun cas les 2 degrés.

Les pays signataires s'engagent donc à se développer tout en limitant l'effet nocif de leur industrie sur l'environnement. La transition énergétique devient dorénavant un enjeu primordial pour lutter contre le dérèglement climatique.

La mise en oeuvre des accords

Un des points les plus importants de ce sommet est le mode de financement de ce projet. Selon ces premiers accords, les pays développés et industrialisés devraient apporter une aide de 100 milliards de dollars, sur la base du volontariat, aux pays émergents.

Les pays développés doivent aussi augmenter le budget consacré à l'environnement. Cette mesure est indispensable pour réduire l'empreinte carbone générée par les activités humaines.

D'autres points tels le mécanisme de contrôle du respect des engagements, la transparence des pays ou la fixation d'un prix carbone ont été évoqués mais pas définis précisément.

Les limites des accords et de leur déploiement

La sortie des Etats Unis

Barack Obama avait engagé son pays lors de la signature des accords de la COP 21. Mais suite aux élections présidentielles américaines, le nouveau président américain Donald Trump a décidé de sortir les Etats-Unis de cet accord planétaire.

Pourquoi la sortie des Etats-Unis est-elle problématique ? Car c'est le deuxième pays le plus pollueur du monde. Il jouait un rôle de leader dans le débat. Ce désengagement de la maison blanche est donc un véritable coup dur dans l'organisation de cette coalition mondiale de lutte contre le changement climatique.

Le financement des pays en développement

La question du financement reste encore floue et le système du financement volontaire peut poser un certain nombre de questions quant à l'atteinte de l'objectif des 100 milliards de dollars.

Plusieurs organisations pointent d'ailleurs du doigt le manque d'investissement des pays développés. Un récent rapport d'Oxfam a très bien exposé cette problématique. Selon son rapport, les financements publics pour le climat s'élèvent à 48 milliards de dollar par an et seuls 16 à 21 milliards seraient réellement utile aux pays en voie de développement.

L'émission de CO2 toujours importante

planete-bleu-avec-co2

Malgré une diminution des émissions mondiales de CO2 durant quelques années, entre 2016 et 2017 les chiffres sont repartis à la hausse avec +2% de rejet de gaz à effet de serre. Selon le directeur du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), actuellement les engagements des Etats ne peuvent assurer qu'un tiers des réductions nécessaires pour limiter la hausse des températures.

D'après certains experts si les mesures prises lors de la COP 21 n'évoluent pas, la température pourrait même augmenter de 3 degrés en 2021. Cela ferait également augmenter les catastrophes naturelles.

Les experts toujours sceptiques sur l'efficacité des mesures

De nombreux experts pointent également une contradiction entre la volonté d'adaptation au changement climatique des Etats dans leur économie et les décisions réellement prises.

Voici quelques exemples d'actions contradictoires avec les objectifs de la COP 21 :

  • L'investissement industriel : les pouvoirs publics continuent à subventionner la production et consommation des énergies fossiles ;
  • La stratégie des grands groupes internationaux pétrogaziers : d'après une communauté d'experts think tank, elles seraient incompatibles avec les objectifs déterminés durant la première conférence de Paris ;
  • Le développement des technologies énergétiques : Selon l’Agence Internationale de l’Energie (AIE), 38 de ces technologies seraient indispensables pour réduire l'empreinte carbone sur la planète. Or pour le moment, seuls les technologies LED, les voitures électriques, les panneaux solaires photovoltaïques et les centres de données à faible consommation connaîtraient un rythme de développement suffisant pour atteindre l'objectif des + 2 degrés.

La "contre-attaque" d'acteurs et organisations Non Etatiques

L'engagement des grandes entreprises américaines

Suite au retrait des Etats-Unis dans les accords de Paris, de nombreuses voix se sont levées. Les PDG des grandes entreprises mondiales et de la tech se sont d'ailleurs officiellement opposés à la décision du président des Etats-Unis. On compte parmi ces leaders internationaux :

Marck-Zuckerberg
  • Sundar Pichai, PDG de Google ;
  • Tim Cook, dirigeant d'Apple ;
  • Marc Zuckerberg, dirigeant de Facebook qui veut par exemple alimenter ses futurs Data Centers uniquement via des énergies renouvelables

Une lettre ouverte invitant à respecter les accords de Paris a également été signée par de grandes entreprises américaines (ex : starbuck, HP). Et, plus de 200 grands investisseurs ont pris position pour respecter ces accords.

L'engagement des maires et gouverneurs

Certains maires des Etats-Unis se sont directement opposés à la décision de Donald Trump. Les Etats de New York, Washington et la Californie se sont ainsi engagés dans une alliance pour le climat.

Parallèlement à ces gouverneurs, 12 maires de grandes villes mondiales se sont engagés dans un "cap du 0 émission" pour 2030. Et la mairie de Paris s'est également engagée à éliminer l'utilisation des énergies fossiles sur son territoire.

Le bilan mitigé de la COP 21 confirmé par la COP 23

Malgré la bonne volonté affichée par les accords de Paris et la prise de position de grands acteurs de l'économie, les objectifs finaux semblent pour le moment difficilement atteignables. Les mesures prises sont souvent jugées insuffisantes par les experts et les catastrophes naturelles, sécheresses, canicules et montées des eaux s'intensifient.

La COP 23 qui s'est tenue en 2017 devait faire avancer les règles d'application du premier traité. Toutefois, le bilan reste encore mitigé et peu de mesures concrètes ont été prises. Les problèmes persistent sur :

COP23
  • Le financement des pays en voie de développement pour les aider dans leur lutte contre le changement climatique ;
  • Des mesures concrètes sur l’agriculture et la sécurité alimentaire ;
  • Des mesures plus engageantes pour réellement limiter la hausse des températures ;
  • L'engagement des pays les plus pollueurs à réduire l'utilisation de charbon ;
  • La méthode de contrôle et de transparence de tous les pays signataires de l'accord de Paris.

Comment réduire son empreinte carbone ?

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