Février 2010: Poweo attend la loi NOME
La perte opérationnelle du fournisseur d'électricité alternatif Poweo s'est élevée à 85 millions d'euros en 2009: un niveau quatre fois plus important qu'en 2004.
Pourquoi Poweo perd de l'argent
Poweo ne gagne pas d'argent sur l'activité de fourniture d'électricité et de gaz aux petits consommateurs. En effet, le niveau des prix de détails ne lui permet pas de réaliser de marge par rapport à ses coûts d'approvisionnement. Poweo dépend pour son approvisionnement en électricité de sa centrale à gaz à cycle combiné de Pont-sur-Sambre et de l'électricité nucléaire rachetée à EDF via un système d'enchères. La seule source de profit pour Poweo est la revente sur le marché de gros de l'électricité de ces approvisionnements. Mais en 2009, les prix de marché de l'électricité se sont effondrés, en raison de la crise, et Poweo n'a donc pas été en mesure de dégager des marges sur les marchés de gros de l'électricité.
Poweo attend la loi NOME
La loi sur la Nouvelle Organisation du Marché de l'Electricité pourrait sauver la profitabilité Poweo. En effet, la loi NOME pourrait modifier les conditions de vente de l'électricité produite par le parc nucléaire d'EDF aux fournisseurs d'électricité alternatifs, comme Poweo. Ainsi, Poweo pourrait diminuer ses coûts d'approvisionnement et retrouver le chemin de la profitabilie. Mais le projet de loi a pris du retard, et EDF se montre assez hostile au projet.
Poweo en mode économies
Poweo a donc pris des mesures pour réduire ses coûts en attendant la loi NOME. Poweo se lance notamment dans un programme de vente d'actifs dans le chauffage et la production d'électricité verte (éolien, biomasse, photovoltaïque). Poweo pourrait prendre de nouvelles orientations stratégiques d'importance en fonction de l'impact de la loi NOME.
