30 août 2010 - Le Wirtschafts Blatt de ce matin apporte de nouvelles informations sur l'augmentation de capital programmée par Verbund. Rappelons que Verbund est l'actionnaire principal de Poweo et donc son premier bailleur de fonds. C'est largement de Verbund que dépendent les investissements de Poweo sur le marché français de l'électricité.
Frizberg, président du conseil de surveillance de Verbund s'est déclaré "très optimiste" sur le feu vert du conseil des ministres autrichiens de demain à l'augmentation de capital. Et Verbund pourrait bien avoir besoin de cet argent.
La lutte pour l'augmentation de capital de Verbund se poursuit. L'inscription de cette question au programme du conseil des ministres de demain est toujours en suspens. Pour Gilbert Frizberg, président du conseil de surveillance du fournisseur d'énergie autrichien: "Je suis très optimiste. Et je prévois un large soutien de toutes parts pour l'avenir". Même si l'une ou l'autre des parties peut être critique sur tel ou tel investissement tempère Frizberg.
Voici la toile de fond de l'affaire Verbund: le 1er juillet dernier, Verbund a expliqué vouloir effectuer une augmentation de capital d'un milliard d'euros sur le marché. Cependant, pour conserver sa participation de 51% au capital, l'Etat autrichien doit mettre la main à la poche et trouver 510 millions d'euros. Cette nouvelle n'a pas soulevé que de l'enthousiasme... non sans raison.
Frizberg, président du conseil de surveillance de Verbund s'est déclaré "très optimiste" sur le feu vert du conseil des ministres autrichiens de demain à l'augmentation de capital. Et Verbund pourrait bien avoir besoin de cet argent.
La lutte pour l'augmentation de capital de Verbund se poursuit. L'inscription de cette question au programme du conseil des ministres de demain est toujours en suspens. Pour Gilbert Frizberg, président du conseil de surveillance du fournisseur d'énergie autrichien: "Je suis très optimiste. Et je prévois un large soutien de toutes parts pour l'avenir". Même si l'une ou l'autre des parties peut être critique sur tel ou tel investissement tempère Frizberg.
Voici la toile de fond de l'affaire Verbund: le 1er juillet dernier, Verbund a expliqué vouloir effectuer une augmentation de capital d'un milliard d'euros sur le marché. Cependant, pour conserver sa participation de 51% au capital, l'Etat autrichien doit mettre la main à la poche et trouver 510 millions d'euros. Cette nouvelle n'a pas soulevé que de l'enthousiasme... non sans raison.
Des acquisitions payées trop cher
La stratégie d'expansion massive de Verbund a fait exploser son taux d'endettement ces deux dernières années: le gearing est passé de 69,9% en 2007 à 80,2% en 2008, à 138,3% en 2009 et est actuellement à 159,2%. La raison première est l'achat au prix fort des 13 centrales hydroélectriques d'E.ON sur l'Inn en juin 2009. L'agence de notation Moody's a réexaminé la note A1 de l'entreprise. Chez Standards & Poor's, la note de Verbund a été abaissée en septembre de A à A-. Le représentant des actionnaires Wilhelm Rasing s'est emporté: "Les centrales hydroélectriques sur l'Inn ont été largement surpayées. Mais en matière de stratégie, c'est un bon placement." Pour les experts, les centrales valaient au maximum 800 à 900 millions d'euros. C'est bien en dessous du prix d'achat chuchoté de 1,4 milliard d'euros.
Frizberg affirme que ces centrales constituaient une opportunité qui ne se serait pas représentée: "Quand je suis arrivé en 2001 au conseil de surveillance, le gearing était encore autour de 500. Nous l'avons ensuite réduit. Aujourd'hui, on est à 150. Je ne me le reproche pas. C'est normal car nous avons investi au dessus de la moyenne." Frizberg serait "en mesure de survivre" si l'augmentation de capital tombait à l'eau. Mais Verbund pourrait alors beaucoup moins investir. Ce serait dommage car Verbund vise la place de numéro 3 européen de l'hydroélectrique. Quoi qu'il en soit, Verbund est dans les starting-blocks pour l'augmentation de capital et les principaux actionnaires, dont Tiwag, EVN et Wienstrom sont partants. Frizberg comprend bien que l'EVN veut mener à bien sa propre augmentation de capital. "L'ordre des opértations nous importe peu. L'essentiel est de nous définir un intervalle de temps".
Frizberg affirme que ces centrales constituaient une opportunité qui ne se serait pas représentée: "Quand je suis arrivé en 2001 au conseil de surveillance, le gearing était encore autour de 500. Nous l'avons ensuite réduit. Aujourd'hui, on est à 150. Je ne me le reproche pas. C'est normal car nous avons investi au dessus de la moyenne." Frizberg serait "en mesure de survivre" si l'augmentation de capital tombait à l'eau. Mais Verbund pourrait alors beaucoup moins investir. Ce serait dommage car Verbund vise la place de numéro 3 européen de l'hydroélectrique. Quoi qu'il en soit, Verbund est dans les starting-blocks pour l'augmentation de capital et les principaux actionnaires, dont Tiwag, EVN et Wienstrom sont partants. Frizberg comprend bien que l'EVN veut mener à bien sa propre augmentation de capital. "L'ordre des opértations nous importe peu. L'essentiel est de nous définir un intervalle de temps".
Verbund et Poweo
Frizberg admet les problèmes de Verbund avec sa filiale française Poweo: "On est en pleine restructuration et totalement ouverts, notamment à un retrait." Un élément important pour l'échec français que note Frizberg est la non application de la libéralisation au niveau européen. Il voit en revanche sa participation minoritaire dans Sorgenia en Italie comme une vache à lait. En Turquie, le processus ne fait que démarrer et ne génère pas encore de cash-flows. Les investissements qui suivront l'augmentation de capital (2,4 milliards d'euros) devraient n'être investis qu'en Autriche, comme promis par les milieux politiques. Le marché des capitaux n'est pas resté de marbre face aux disputes politiques autour de Verbund. Dans le monde, comme dans l'Union Européenne, Verbund est à la traîne dans les indices des entreprises de l'énergie. L'action Verbund a perdu 20% depuis le 1er janvier 2009.
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