Adoption de la loi NOME à l'Assemblée

15 juin 2010 - L'Assemblée Nationale a adopté aujourd'hui le texte de la loi sur la nouvelle organisation du marché de l'électricité, avec le soutien de la majorité et l'opposition du parti socialiste et de la gauche.

Un texte partiellement vidé de sa substance

La grande question de la loi NOME était, à l'origine, le prix de revente de 100 TWh d'électricité nucléaire d'EDF à ses concurrents (Poweo, GDF Suez, Direct Energie...). La décision de ce prix a été reporté et se fera par décret.  Il reste que la loi NOME entérine l'obligation  pour EDF de céder un quart de sa production nucléaire à ses concurrents. Ces 100 TWh (100 millions de MWh) ont une valeur de revente escomptée par EDF de 4,2 milliards d'euros, tandis que Poweo espérait récemment les valoriser 3,4 milliards d'euros.

La loi NOME va-t-elle faire augmenter les prix?

Il y a deux scénarios en fonction du prix de revente de l'électricité d'EDF à ses concurrents. Si celui-ci est faible (37 euros par MWh ou moins), EDF sera le grand perdant, contraint de brader des parts de marché. Les prix devraient alors augmenter modérément. En revanche, si le prix de cession par EDF est fixé autour des 42 euros par MWh qu'exige M Proglio, la loi NOME ne suffira pas à débloquer le marché de l'électricité. Une hausse importante du tarif bleu d'EDF devra intervenir rapidement suivie de hausses annuelles fortement supérieures à l'inflation.
Au vu des relations privilégiées entre l'Etat et EDF, et entre leurs dirigeants, le scénario le plus probable est celui d'une prix de revente élevé et d'une hausse significative du tarif réglementé d'EDF.

Que faire pour baisser sa facture d'électricité?

Le tarif réglementé augmentant, les offres des fournisseurs d'électricité alternatifs seront de plus en plus alléchantes. Il s'agit donc de comparer les prix des fournisseurs pour minimiser l'impact sur votre facture d'électricité de la hausse prévisible des tarifs.