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Le coût du kWh d'électricité en Base (tarif bleu)

La grande majorité des compteurs sont équipés de l'une des deux options tarifaires :

  • Base (un seul prix du kWh toute l'année toute la journée),
  • et Heures Pleines Heures Creuses (un prix du kWh moins cher en heures creuses, souvent la nuit, et plus cher en heures pleines).

Vous trouverez ci-dessous le coût d'un kWh chez EDF aux tarifs réglementés et chez Direct Energie (- % par rapport aux tarifs réglementés), l'un des fournisseurs les plus compétitifs du marché. Les tableaux sont  .

Le coût du kWh d'électricité en Heures Pleines Heures Creuses (tarif bleu)

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Puissance Prix du kWh tarifs réglementés EDF Heures Pleines Prix du kWh tarifs réglementés EDF Heures Creuses Prix du kWh Direct Energie offre Directe Heures Pleines Prix du kWh Direct Energie offre Directe Heures Creuses
6-36 kVA   €TTC   €TTC   €TTC   €TTC
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Les composantes du coût du kWh d'électricité

Une facture d'électricité, trois composantes

La tarification de l'électricité est très complexe et repose sur l'addition de coûts et de taxes très variés.

Part dans le prix TTC du kWh Type de coûts Détails
Un tiers Coûts de fourniture (production et commercialisation)
  • Coûts d'investissement et de fonctionnement du parc de production d'électricité (nucléaire, hydroélectricité, gaz, fioul, charbon, éolien, biomasse, solaire).
  • Coûts de commercialisation de l'électricité (service commercial, service client, facturation, recouvrement, systèmes d'informations...)
Un tiers Coûts de réseau
  • Coûts d'investissement et de fonctionnement des gestionnaires de réseau de transport (RTE) et de distribution (ERDF).
Un tiers Taxes et contributions
  • Contribution au service public de l'électricité (CSPE ; 16,5 euros par MWh): taxe couvrant les charges de service public des opérateurs historiques (tarifs de rachat des énergies renouvelables, tarifs de rachat de la cogénération, tarif social de l'électricité, coût de la péréquation tarifaire en zone non interconnectée au réseau métropolitain) ainsi que le budget du Médiateur national de l'énergie.
  • Taxe sur la consommation finale d'électricité (TCFE) : taxe locale fixée par les collectivités locales dans des fourchettes définies par la loi.
  • Contribution Tarifaire d'Acheminement (CTA) : taxe servant au financement du régime spécial de retraite du personnel des industries électriques et gazières (EDF et GDF Suez essentiellement)
  • Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) : 5,5% sur l'abonnement et la CTA, 20,0% sur le prix du kWh, la CSPE et la TCFE.

Décomposition d'une facture, en détails.

Evolution des composantes de la facture d'électricité

Le coût du kWh d'électricité évolue une à deux fois par an, selon les modifications de ses composantes et systématiquement à la hausse. Le plus souvent, c'est en juillet ou en août que les tarifs réglementés augmentent, sous l'effet de différentes composantes qui évoluent simultanément :

  • Les coûts de fourniture et les coûts d'acheminement (réseau) font l'objet de calculs de la Commision de Régulation de l'Energie (CRE) qui propose des tarifs couvrant les coûts des opérateurs historiques (principalement EDF), conformément aux dispositions législatives. Toutefois, le gouvernement (ministres en charge de l'économie et de l'énergie) a le dernier mot pour fixer les tarifs réglementés de l'élecricité, et donc le coût du kWh de référence. Bien souvent, le gouvernement modère les hausses proposées par la CRE dans des objectifs politiques.
  • Les taxes évoluent de leur côté selon les impulsions données par l'Etat ou les collectivités locales. La CSPE présente le potentiel de hausse le plus élevé, car les charges de service public d'EDF ne cessent d'augmenter, en particulier pour le financement des tarifs de rachat des énergies renouvelables. La CSPE pourrait représenter à elle seule 30% de la hausse du coût du kWh d'après la CRE entre 2013 et 2017 ! Pourtant, depuis sa création, la CSPE n'a déjà cessé d'augmenter, passant de 4,5 euros par MWh en 2005 à 13,5 euros en 2013 puis à 16,5€/MWh en 2014.

Les dernières évolutions des tarifs réglementés de l'électricité

Le tableau ci-dessous présente les évolutions moyennes du tarif réglementé hors taxes et contributions (donc hors CSPE, sur l'abonnement et le coût du kWh) :

Année 2003 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
Évolution moyenne +3% +1,7% +1,1% +2% 1,9% +3% 1,7% +2% +5%

Augmentation des tarifs réglementés depuis 2003L'année 2013 marque une véritable rupture avec une hausse de 5% du tarif réglementé de l'électricité, avec l'annonce d'une nouvelle augmentation de 5% pour l'été 2014. Pourtant, ces chiffres restent limités en comparaison des hausses du coût du kWh qu'avait recommandées la CRE. Plusieurs facteurs se conjuguent pour expliquer ces augmentations :

  • Premièrement, le parc nucléaire français commence à vieillir et nécessite de lourds investissements pour préserver la sécurité des centrales et allonger leur durée de vie. Le bas coût du kWh en France s'expliquait principalement jusqu'à aujourd'hui par l'existence d'un parc nucléaire dont la construction a engendré des investissement amortis de longue date et aux coûts de fonctionnement relativement faibles.
  • Deuxièmement, les coûts d'investissement dans les réseaux de transport et de distribution restent conséquents pour construire des réseaux intelligents capables d'absorber les productions intermittentes des énergies renouvelables et pour poursuivre l'objectif de sécurisation de l'approvisionnement en électricité de toutes les régions françaises.
  • Troisièmement, les énergies renouvelables bénéficient de tarifs de rachat élevés garantissant la rentabilité de l'opération pour les producteurs. EDF est ainsi légalement contraint de racheter pour un coût du kWh élevé des productions toujours plus élevées d'électricité d'origine renouvelable. Cette charge est compensée par une taxe payée par les consommateurs, la CSPE, qui ne cesse d'augmenter.
  • Quatrièmement, un point plus polémique ne fait que rarement l'objet de commentaires dans la sphère public, mais la gestion du personnel d'EDF et de ses filiale entraîne des surcoûts conséquents. Effectifs pléthoriques, temps de travail inférieur à la moyenne nationale, placards dorés (car il est très difficile de licencier un agent EDF), régime spécial de retraite financé par une taxe sur le coût de l'abonnement (la CTA) : les privilèges jamais remis en question des salariés d'EDF, RTE et d'ERDF pèsent lourds sur la facture finale du consommateur d'électricité. Ainsi, d'après les calculs de la CRE, les coûts de commercialisation d'EDF ont-il augmenté de 6,3% par an entre 2007 et 2012, en particulier en raison des coûts de personnel.

Coût d'un kWh en France et en Europe

Source : Eurostat, prix hors taxes national moyen par kWh au 1er semestre 2012 pour les consommateurs de moyenne taille (2500 à 5000 kWh par an).

Si en 2012, le prix du kWh en France se trouvait parmi les plus bas d'Europe, il n'en sera pas de même les années à venir. Le prix du kWh d'électricité a déjà augmenté de 5% en août 2013 pour couvrir la hausse des coûts d'EDF et augmentera d'autant à l'été 2014.

Lire notre article sur un exemple de décomposition du coût du kWh d'électricité.