Enercoop

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Communiqué d'Enercoop du 1er avril 2011

Un nouveau modèle énergétique est possible, basé sur une énergie renouvelable et citoyenne


1er avril 2011 - La France, présente actuellement au Japon dans le cadre du G20, a plaidé hier soir pour l'énergie nucléaire, présentant celle-ci comme solution unique et incontournable.
Pourtant, trois semaines après l'accident majeur de Fukushima, alors que la situation est toujours instable et les conséquences encore loin d'être connues, notre modèle énergétique actuel mérite sans aucun doute une remise en question.

Plus que jamais, la nécessité d'un modèle basé sur la production locale d'énergies renouvelables couplée à une consommation énergétique sobre et efficace s'affirme.

Les intérêts des énergies renouvelables sont multiples. D'un point de vue écologique et sanitaire, leur impact est faible et maîtrisé. Au-delà, leur compétitivité économique à court et long terme est pour certaines d'entre elles déjà démontrée (hydraulique, éolien), et potentiellement très forte pour les autres (petit éolien, photovoltaïque et biomasse), pour peu que l'effort soit maintenu pour lancer les filières.

Malheureusement, les évolutions réglementaires récentes en France entravent le développement des énergies renouvelables. L'année 2010 a ainsi vu la loi Grenelle imposer des contraintes supplémentaires sur l'éolien, conduisant à l'abandon de nombreux projets et la baisse du soutien au photovoltaïque. En outre, la loi NOME impose le nucléaire comme seule énergie de référence pour les fournisseurs alternatifs.

Le modèle d'Enercoop s'inscrit à l'opposé de cette tendance en proposant une solution basée sur l'investissement collectif dans des moyens de production renouvelables et locaux, la fourniture d'électricité 100 % renouvelable et l'offre de services d'aide à la maîtrise de la consommation.

Patrick Behm, Directeur d'Enercoop affirme : « Il est urgent de construire ensemble un modèle qui implique les citoyens dans une démarche nouvelle. Notre salut énergétique doit s'articuler autour de deux impératifs : les énergies renouvelables et la maîtrise de l'énergie. À cela, il n'existe pas d'alternative. »

Communiqué de Nicolas Milko sur le nucléaire

17/03/2011 - Nicolas MILKO, pdg de Planète OUI

A l'heure d'une situation dramatique pour le Japon, la société française se réveille chaque matin au rythme d'informations terrifiantes. Cette situation nous rappelle combien le silence et le manque de transparence de la filière nucléaire française nous a amené, au fil du temps, à oublier les conséquences de l'utilisation d'une énergie aussi controversée qu'inadaptée aux besoins de demain.

La nouvelle organisation du marché de l'électricité, dite loi NOME, dont le décret devrait sortir prochainement, est indispensable au regard du manque de débat sur la politique énergétique française. Après  plusieurs années d'ouverture de marché, ce secteur d'activité reste sous l'influence de l'opérateur historique, malgré les enjeux à venir. En effet, cette loi aura pour conséquence la mise en place d'une véritable  politique européenne, dont l'absence a déjà engendré des aberrations incompréhensibles (blackout en Italie, relance des centrales charbons en Allemagne, surproduction d'électricité renouvelable aux  pays-bas). Cette politique favorisera l'arrivée de nouveaux acteurs alternatif comme Planète OUI, qui démontreront la faisabilité d'une politique alternative.

Planète OUI, fournisseur d'électricité renouvelable en France depuis 2007, rappelle ses convictions :

Nous ne devons pas transmettre à nos enfants un pays dont l'indépendance énergétique ne dépend que de l'unique source nucléaire,
nous refusons de fermer les yeux sur les conditions inacceptables dans  lesquelles fonctionnent les mines d'extraction d'uranium,
nous défendons la thèse que les ressources limitées en uranium engendreront les mêmes effets que la raréfaction du pétrole (Durabilité de  l'approvisionnement en uranium- professeur Colin Boxall de l'Université de Lancaster).

Si l'évidence nous amène à constater qu'il n'est pas possible d'arrêter nos centrales nucléaires à court terme, Planète  OUI affirme que la politique énergétique française peut et doit changer vers une réduction du parc nucléaire français. Cette évolution doit se faire au profit du développement d'un mix énergétique comprenant  une part minimum de 30% d'électricité renouvelable (proportion équivalente à la consommation des particuliers en France) et par une politique volontariste de développement d'un réseau électrique intelligent  (SmartGrid).

La politique de maintien ou de renouvellement des centrales nucléaires ne peut être associée qu'à la part de production d'électricité nécessaire à la demande énergétique industrielle, et non pour alimenter le  chauffage de nos habitations ou l'éclairage de nos autoroutes. Tous les experts énergéticiens avaient regrettés la mise à l'écart de ces questions dans le Grenelle de l'environnement. Les évènements actuels
nous rappellent combien nous devons préparer l'avenir de nos enfants à travers une politique énergétique différente.

Nicolas MILKO
PDG de Planète OUI

Enercoop regrette l'absence d'énergie verte dans la loi NOME

26 novembre 2010 - La loi NOME (Nouvelle Organisation du Marché de l'Électricité) a été votée avant--hier en deuxième lecture à l'Assemblée Nationale, sans modification apportée au texte arrêté par le Sénat. La loi est donc à présent définitivement adoptée.

Destinée à favoriser la concurrence entre fournisseurs, elle prévoit notamment une mise à disposition d'une partie de la production nucléaire d'EDF auprès de ses concurrents, à un prix non encore fixé.

La loi dans son ensemble ne participe en rien à une transformation vertueuse du secteur énergétique français. Ainsi, aucune avancée n'a été notée quant à l'accès aux énergies renouvelables. « La loi NOME est une occasion ratée : elle aurait pu permettre de repenser le modèle énergétique français, pour l'orienter vers le développement des énergies renouvelables et la mise en place de solutions d'accompagnement à la maîtrise de la consommation, tout en impliquant les citoyens dans la construction de ce modèle. » regrette Patrick Behm, Président d'Enercoop.

Un amendement avait pourtant été proposé par Enercoop dans ce sens, demandant que le mécanisme de compensation accordé à EDF pour l'achat de production d'origine renouvelable soit étendu aux fournisseurs qui en font la demande. Ceci afin de créer de nouveaux débouchés pour des énergies que la politique énergétique française se doit de promouvoir en priorité. L'amendement a été rejeté par le Parlement.

Enercoop est un fournisseur d'électricité d'origine 100 % renouvelable créé à l'initiative de 22 acteurs, parmi lesquels Greenpeace, les Amis de la Terre, Biocoop, le Comité de Liaison Énergies Renouvelables et la Nef, pour développer les énergies renouvelables et promouvoir la maîtrise de la consommation. Enercoop s'approvisionne auprès de producteurs d'énergie photovoltaïque, éolienne, hydraulique et biogaz. Société Coopérative d'Intérêt Collectif, ses bénéfices sont statutairement réinvestis dans des coopératives régionales de production renouvelable et de maîtrise de la consommation d'énergie. Enercoop compte aujourd'hui 7000 consommateurs, parmi lesquels 1000 professionnels et 6000 particuliers.

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